Utsukushi Neko Sekai
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Un peu d'entraînement

Constantine Meyer
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Ven 28 Sep - 15:11
Cela faisait une semaine que je vivais chez Sofia. Une semaine de liberté hors du camp de dressage. Enfin… liberté… J’avais dû accompagner la jeune femme plusieurs fois lors de ses enquêtes et je n’avais servi à rien d’autre qu’à lui distribuer des lingettes. Elle aurait tout aussi bien pu les ranger dans son sac et les prendre elle-même, ce serait revenu au même.

« T’as fini d’te plaindre ? s’exaspéra Meyer tandis que j’enfilais des vêtements de sport. Tu saisis même pas la chance que t’as là. »

J’aurais préféré vivre seul et faire ce que je voulais.

« Ça va, t’as pas trop de contraintes... »

C’est vrai que ça aurait pu être pire. Au moins ici, je pouvais me reposer, manger à ma faim, et sortir quand je voulais. Pour ce dernier détail, je n’avais pas encore osé me rendre en ville seul, craignant d’attirer l’attention de la moindre personne pouvant me reconnaître. Et de toute façon, je ne voyais pas ce que je pouvais faire hors du périmètre de la maison. Le jardin était si grand que j’avais tout le loisir de me dépenser. Car malgré tout, les entraînements me manquaient. Pas le côté acharné des dresseurs, évidemment. Mais j’avais besoin de continuer à m’entretenir. A force de combattre, j’avais fini par aimer ça et, même si j’aimais beaucoup passer des heures à lire, j’appréciais tout autant utiliser mon temps libre pour bouger. C’est donc en cette belle matinée de samedi que je me rendis dans le jardin, dans un coin tranquille bordé d’arbres. L’automne avait débuté, les feuillages commençaient à perdre de leur garniture et ça sentait bon la terre humide.
Je commençai par des étirements. Très importants, les étirements, ce que les dresseurs ne comprenaient pas vraiment… Enfin, j’imaginais que leur taper sur la gueule faisait aussi office d’étirements. Une fois bien échauffé, je fis quelques mouvements de combat dans le vide. J’aurais préféré avoir une cible ou un sac de frappe. Ce n’était pas très concluant de frapper dans le vide. Mais bon, je faisais avec ce que j’avais.


« J’suis sûr que si tu demandes à Sofia, elle t’achète une salle de sport en deux temps trois mouvements. »

Il ne fallait pas exagérer. Concentré, je poursuivis mes enchaînements, me servis d’une solide branche d’arbre pour faire quelques tractions. Un tour du jardin en courant, un peu de pompes, un autre tour et je revins près des arbres. En fait, c’était carrément mieux dehors qu’enfermé dans une salle avec du matériel. J’avais tout ce qu’il fallait ici. Repérant la branche horizontale la plus solide, je grimpai dessus et m’y pendis par l’arrière des genoux. Ayant un peu chaud, j’enlevai ma veste de survêtement et le tee-shirt que je portais dessous, et les laissai tomber dans l’herbe près du tronc de l’arbre. La tête en bas et les mains derrière la tête, je travaillai encore une fois mes abdos en remontant plusieurs fois par la force de mon ventre et de mes cuisses.

« On est pas bien là ? » fit Meyer d’un ton joyeux.

Si, on était bien et oui, je me plaignais beaucoup trop.


« Au moins t’avoues. »

Mais jusqu’à quand ?

« De quoi ? »

Jusqu’à quand ce repos allait-il durer ?

« J’en sais rien mais profite déjà de c’que t’as là, non ? »

Je me redressai complètement pour être assis sur la branche. Ça m’inquiétait et je ne savais pas pourquoi.

« Moi je sais pourquoi, dit Meyer sûr de lui. T’es parano, voilà tout. »

Il avait peut-être raison.
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Sofia Ashley
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Ven 28 Sep - 21:52


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
Meyer vivait avec moi depuis une semaine déjà. En réalité... Sa présence me faisait du bien. Il m'accompagnait sur le terrain, quand j'allais enquêter, je le laissais faire ce qu'il voulait. Il était totalement libre ici, même... De partir s'il le voulait. Mais moi, je ne le voulais pas. J'avais un peu peur, qu'un jour, en me levant, je découvrais sa chambre vide. Qu'il ne serait plus là. Qu'il aurait préféré s'en aller plutôt que de vivre avec une cinglée comme moi. Installée dans ma méridienne, je tournais la page de mon livre pour poursuivre ma lecture. Ici, il pouvait faire ce qu'il voulait, du moment qu'il laissait tout en ordre. Alors, il n'avait aucune raison de partir... non ? Il n'avait aucune raison de me laisser seule... De m'abandonner... De... Dans un soupire, je fermai le livre, incapable de me concentrer dans ma lecture. Pourquoi étais-je si paranoïaque, tout d'un coup ? Pourquoi avais-je si peur de le voir partir ? D'ailleurs, où était-il, maintenant ? Un rapide coup d’œil sur l'écran de mon téléphone pour voir l'heure, puis je me levai. Il était encore tôt, mais Meyer était plutôt matinal, comme homme. Je montai à l'étage pour voir s'il s'y trouvait, mais il n'y avait personne. Sa chambre était vide aussi, mais pas rangée. J'entrai donc à l'intérieur pour aérer la pièce et faire son lit. Un rapide coup d'aspirateur puis je sortis pour me rendre sur le toit. Je savais qu'il s'y rendait parfois pour fumer. Mais là aussi, je ne le voyais pas. J'inspectai le sol pour vérifier qu'il n'y avait pas de mégots par terre. Il respectait bien les règles, il n'y avait rien au sol.

Depuis le toit, il y avait une belle vue sur le jardin. Justement, il était là, en train de s'entraîner seul sur la pelouse. Rassurée, je le regardai un instant. Il savait très bien se battre et c'était la première fois que je le voyais en action. Enfin, je l'avais déjà remarqué, à la parfumerie, mais c'était différent. Là, il fit quelques enchaînements, prouvant qu'il avait de la technique. J'étais moi aussi très entraînée au combat, mais je devais avouer que Meyer devait être meilleur que moi. Lui il pouvait compter sur sa taille et son physique impressionnant, en plus de sa technique. Moi, j'avais mon Katana et mon arme de poing. C'était pour ça, aussi, que j'aimais l'avoir à mes cotés quand j'allais enquêter sur le terrain. Sa seule présence suffisait parfois à dissuader les autres de tenter des choses stupides. Même si l'automne était à présent bien installé, il y avait encore un peu de soleil et il faisait très bon. Je décidai d'aller le rejoindre, pour passer un peu de temps avec lui. Nous nous entendions relativement bien... Du moins je le pensais. Il était quelqu'un de plutôt réservé, je devais apprendre à le connaître encore et pour ça je devais passer du temps avec lui.

Arrivée dans le hall d'entrée de mon manoir, j'enfilai mes cuissardes puis je sortis. Je fis quelques pas pour m'approcher de lui avant de tomber sur quelque chose de tout simplement horrible. Ma pelouse était parfaite. Taillée de manière égale absolument partout, tout était irréprochable. Je veillais au grain là dessus et mon jardinier savait que je ne tolérai aucun désordre dans mon jardin. Mais là, sous mes yeux, je vis des feuilles mortes ruiner le visuel du jardin. C'était inacceptable. Du désordre. Ce n'était pas normal. Nerveuse, je me mis à trembler, ne pouvant supporter davantage ces feuilles au sol. Je me dirigeai donc d'un pas décidé vers la petite cabane où était rangés les outils de jardinage. Je pris un râteau pour retourner sur les lieux du crime. Je ratissai donc le sol pour retirer les feuilles morts... Mais il y en avait beaucoup trop. C'était une situation d'urgence. Je calai le manche du râteau contre ma poitrine avant de récupérer mon téléphone pour appeler mon jardinier. Heureusement, il décrocha. Je lui demandai donc de venir dès que possible. Il accepta. Soulagée, je raccrochai le téléphone avant de déposer le râteau contre un arbre. Inutile de le ranger, le jardiner allait de toute façon en avoir besoin.

En relevant les yeux pour regarder Meyer, mon cœur rata un battement. Le haut de son survêtement traînait par terre, tout comme son T-shirt. Ah non ! Ca, non ! NON ! Je m'approchai aussi vite que possible pour aller les ramasser. Je les pliai soigneusement avant de les placer sur mon avant-bras. Je soupirai de soulagement, mes yeux se posant à nouveau sur lui. Je me perdis un instant, je l'observai sans même m'en rendre compte. Je n'avais jamais remarqué à quel point il était aussi bien bâti. Je me surpris même à mordre la lèvre inférieur. Hélas, je remarquai aussi que son corps portait les stigmates de son mauvais traitements au camp d'entraînement. En plus de la bouffée de chaleur que me provoquait cette agréable vision, je sentis également une petite colère monter en moi. Plus jamais je n'allais tolérer qu'on lui fasse le moindre mal. Il termina son exercice, s'installant sur sa branche. Doucement, je passai en dessous pour aller me mettre devant lui.


"Tout va bien, Meyer ?" Lui demandai-je, accompagné d'un doux sourire.

Maintenant que j'y pensais, s'il aimait s'entraîner... Et comme l'hiver approchait, comment allait-il faire ? Il y avait une grande salle au sous-sol qui ne servait presque à rien... Alors pourquoi ne pas la transformer en salle de sport uniquement pour lui ?

"Sans vouloir vous commander, Meyer, pouvez-vous me suivre un instant, s'il vous plait ?"

C'était décidé, j'allais lui faire la surprise. Malgré son air blasé, il descendit de la branche pour me rejoindre. Face à moi, mes yeux se perdirent à nouveau sur son torse. Je détournai rapidement le regard, mes joues commençant probablement à prendre une teinte plus roses, puis je lui tendis ses vêtements. Il me suivit à l'intérieur. Je m'installai à mon bureau, j'allumai l'ordinateur tout en invitant Meyer à me rejoindre. Il récupéra une chaise pour venir s'asseoir à coté de moi. J'ouvris une page internet avant de taper ma recherche. Un site de vente de matériel de sport en tout genre. Je connaissais très bien le patron également, je savais que si je lui demandais, il pourrait même nous livrer aujourd'hui. Comme quoi, avoir beaucoup de relation grâce à mon travail, c'était pratique.

"Je vous fais cadeau de la salle au sous-sol, en bas. C'est à vous. On choisi ensemble votre équipement ?"

Je tournai doucement la tête pour le regarder et lui sourire à nouveau. Si ça tenait qu'à moi, je lui aurais acheté une salle de sport entière, en ville. Mais bon, ça aurait été peut être un peu trop, non ? La pièce au sous-sol suffisait. Je scrollais un peu, pour voir ce qu'il y avait en vente. Des vélos d'appartement, des sacs de frappe, des bancs de musculations, des machines... Bref, tout ce qu'on pouvait trouver dans une salle de sport professionnelle. C'était du très bon matériel.

"Ne faite pas attention aux prix. Budget illimité, ok ?"
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Constantine Meyer
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Sam 29 Sep - 13:36
- Tout va bien, Meyer ?

Je baissai les yeux. Sofia se tenait là, sous ma branche, la tête levée vers moi. Elle avait soigneusement plié la veste et le tee-shirt sur son avant bras. Ce n’était pas la peine… ça finirait à la machine à laver après mon entraînement. Ça devenait de plus en plus agaçant.

« Ouais mais il faut que tu t’y fasses, conseilla Meyer. On change pas quelqu’un comme ça. »

Mouais… Je hochai donc simplement la tête pour répondre à Sofia.

- Sans vouloir vous commander, Meyer, pouvez-vous me suivre un instant, s’il vous plaît ?

S’il me plaisait oui. Et je n’avais pas envie… Si je m’arrêtais maintenant, mes muscles allaient refroidir. J’avais envie de bouger encore, profiter du beau temps pendant que c’était encore possible. Pourtant, je sautai de ma branche et suivis Sofia. Bizarrement, dès fois, j’avais du mal à la contrarier. Au camp de dressage, je faisais tout pour rendre les dresseurs et gardiens complètement fous. Avec cette femme, c’était… différent.

« Faut dire qu’elle, au moins, ne t’a pas tabassé. Enfin… pas encore. »

Très rassurant. Elle me tendit les habits. Je m’en emparai mais ne pris pas la peine de les enfiler. J’avais encore bien trop chaud. Nous rejoignîmes la maison, entrâmes et allâmes au salon. Sofia s’installa devant son bureau, alluma son ordinateur et m’invita à prendre une chaise pour m’asseoir près d’elle. Que voulait-elle me montrer ? Je l’observai en train de faire ses manipulations sur Internet. Elle ouvrit un site de vente de matériel de sport.

- Je vous fais cadeau de la salle au sous-sol, en bas, annonça-t-elle fièrement. C'est à vous. On choisi ensemble votre équipement ?

Q… quoi ?

« Ah tu vois, j’te l’ai dit ! »

Mais...

- Ne faites pas attention aux prix. Budget illimité, OK ? insista Sofia en naviguant sur la page sans se soucier de ma réaction.

Ça allait trop vite pour moi là. Perturbé, je me levai de ma chaise, faisant racler les pieds sur le sol.


- Je…

Les doigts serrés sur mes vêtements, j’hésitai.

- C’est gentil, vraiment, mais… j… T’as pas besoin de faire tout ça.

C’était trop gênant. Alors je la laissai plantée là et m’enfuis à l’extérieur.

« C’est quoi ce comportement ? » s’étonna Meyer tandis que je retournais près du grand arbre.

Je ne savais pas vraiment. C’était comme si je refusais d’affronter la déception de Sofia.


« Oula… t’es bizarre. »

En silence, je déposai mes vêtements sur une petite branche qui dépassait du tronc, et remontai sur celle qui me servait de barre de traction. Au camp, il n’y avait pas de salle de sport. Je m’entraînais avec ce que j’avais, avec les éléments de la nature comme ici, ou tout ce qui constituait un moyen de m’entretenir. D’ailleurs, je me rappelais encore de mes débuts, quand les dresseurs m’envoyaient un hybride au hasard, de plus en plus lourd au fil du temps, pour s’asseoir sur mon dos pendant que je faisais des pompes.

« N’empêche, ça t’a renforcé. »

Et les autres hybrides ? Que devenaient-ils, eux ?

« Alors ça, j’en sais rien mais on s’en fout. »

TU t’en fous.

« Comme si tu te souciais d’eux ! T’étais trop occupé à te plaindre de ton propre cas... »

Faux. D’accord, je me plaignais. Cependant, il ne m’était jamais arrivé de renier mes congénères. Ils étaient dans la même merde. Et encore, à mon avis, les dresseurs ne s’acharnaient pas autant sur eux. Les hybrides appelés Soldiers comme moi faisaient partie d’un groupe restreint. Le reste se faisait surtout dresser pour intégrer une maison familiale ou le logement d’un maître qui avait besoin d’aide au quotidien. Dans un soupir, je me pendis une nouvelle fois la tête en bas afin de poursuivre ma série d’abdos.
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Sofia Ashley
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Sam 29 Sep - 14:36


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
J'entendis les pieds de la chaise de Meyer frotter le sol, comme s'il venait d'être comme choqué par quelque chose. Il se leva subitement, prêt à partir. Qu'est-ce qu'il avait, tout d'un coup ? Inquiète, je tournai la tête vers lui pour le regarder. Est-ce que j'avais fait ou dit quelque chose de mal ? Je ne comprenais rien à ce qu'il se passait, soudainement. Je n'arrivais pas à déchirer les émotions écrites sur son visage.  

"Je…"

Ok... J'avais compris. Il ne voulait pas. Sa main se crispa sur ses vêtements. Il cherchait simplement un moyen pas trop brutal pour me dire d'aller me faire foutre.

"C’est gentil, vraiment, mais… j… T’as pas besoin de faire tout ça."

Sans me laisser le temps de réagir, il s'enfuit à l'extérieur, me laissant plantée là, comme une grosse conne. Je... Je ne comprenais pas. Je faisais simplement ce que mon psychiatre me conseillait de faire. Trouver un hybride pour me sentir moins seule, être gentille avec lui, lui donner de l'amour... Alors qu'est-ce que je faisais de mal ? En une semaine, en vivant constamment avec moi, Meyer aurait du comprendre que je ne voulais que son bien, non ? Ou alors c'était encore moi, le souci ? C'était encore moi qui faisait n'importe quoi ? J'en faisais trop ? Je retirai mon bandeau, sentant mes yeux s'embrumer. La lumière m'agressa aussitôt les rétines, malgré les vitres filtrantes. Du revers de la main, j'essuyai les larmes qui stagnaient sur mes paupières.  Je regardai ensuite l'écran de mon ordinateur, qui affichait toujours toutes les machines de sport. Qu'est-ce que je devais faire, alors ? Si je n'avais pas besoin de faire tout ça ? Encore une fois, je fus rejetée, encore une fois, mon comportement bizarre faisait fuir quelqu'un.

Car oui, là, il venait de fuir, clairement. Je devais lui faire peur car, dans ma tête, je n'étais pas tout à fait comme les autres. Même au travail, je voyais bien qu'on m'évitait, j'étais toujours seule dans mes enquêtes, personne ne voulait travailler en ma présence. Malgré tout ça, je faisais tout pour rester gentille, pour rester souriante, pour ne pas craquer, céder à la colère et tout détruire autour de moi. Je gardai constamment ce masque pour faire croire que tout allait bien dans ma vie. Et puis de toute façon, si je devenais violente, j'allais faire trop de désordre et je devrais tout ranger ensuite, derrière. Ou alors je devrais être en colère mais de façon calme. Genre... J'en savais rien, ça ne m'était jamais vraiment arrivé de me mettre très en colère, même si j'en avais souvent envie. Pour me calmer, quand je sentais, justement, cette colère monter, j'allais jouer aux jeux vidéos ou faire un peu de musique. Je fermai la page internet avant d'éteindre mon écran.

Je me levai ensuite de la chaise en remettant mon bandeau devant mes yeux. Je regardai rapidement par la fenêtre pour vérifier si Meyer était sorti de la Villa. Je fus rassurée de le voir dans le jardin pour continuer de s'entraîner. Au moins il ne s'était pas enfuis à l'extérieur. Je récupérai sa chaise pour aller la remettre à sa place, puis je remarquai des traces au sol. Mince, les pieds avaient raclés trop violemment le parquet, du coup il y avait des traces. Je m'empressai d'aller à la cuisine pour récupérer l'éponge qui servait à nettoyer le sol. A quatre pattes, je frottai pour tout laver. Je retournai dans la cuisine pour nettoyer l'éponge, maintenant. Comme il y avait quelques gouttes dans l'évier, je décidai de le nettoyer lui aussi, entièrement. Je fis ensuite les cent pas dans le salon, pour réfléchir à ce que je devais faire. Le laisser un peu tranquille, dehors ? Qu'est-ce qu'il devait penser, maintenant ? Que je n'étais pas faite pour le rendre heureux ? Que j'étais juste une grosse tarée ? Qu'il allait s'en aller ? Est-ce que je devais aller présenter mes excuses ? Je risquai probablement de paraître collante, non ?

J'en savais rien, je ne savais pas du tout gérer ce genre de situation car je ne savais plus du tout comment me comporter avec les autres ! J'en avais assez d'être comme ça ! J'en avais vraiment marre de ce cerveau qui s'amusait à me torturer, sans cesse. Oh ! Il s'entraînait, alors il devait avoir soif, non ? Si je lui rapportais un thé vert, peut être qu'il serait content, non ? Je m'empressai alors de le lui préparer. J'allais faire de mon mieux pour que ce thé soit le meilleur qu'il n'avait jamais bu. Je récupérai une petite assiette pour y déposer la tasse, accompagné d'un petit biscuit sec très nutritif. Je sortis à nouveau dans le jardin, la boule au ventre, terrorisée à l'idée de l'embêter, encore une fois. J'arrivai à sa hauteur, tendant l'assiette vers lui, légèrement tremblante.


"Je ... C'est du thé vert, je viens de le préparer, si...

Je pinçai un instant mes lèvres, avant de déposer la petite assiette au pied de l'arbre et de reculer pour ne pas paraître trop intrusive.

"Navrée... Je ne voulais pas ..."

Je ne voulais pas quoi ? J'en savais rien moi même, je ne savais même pas pourquoi j'étais désolée. De vouloir être gentille ? Non, de vouloir être "trop" gentille ? C'était complètement idiot de s'excuser pour ça, mais, malgré tout, je l'étais.

"Si vous avez besoin d'une partenaire pour vous entraîner, je peux vous aider, si vous le voulez... Sinon je vous laisse tranquille, je retourne à l'intérieur et...On se voit plus tard, d'accord ?"

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Dim 30 Sep - 10:30
Il se passa une bonne dizaine de minutes jusqu’à ce que Sofia revienne. Du coin de l’œil, je la vis porter une petite assiette surmontée d’une tasse et d’un biscuit. Je la laissai s’approcher, concentré sur mes efforts physiques.

- Je... C'est du thé vert, déclara-t-elle d’un air un peu confus. Je viens de le préparer, si…

Elle ne termina pas sa phrase, déposa doucement l’assiette au pied de l’arbre et recula d’un pas.

- Navrée… Je ne voulais pas…

Encore une phrase en suspens. Son attitude me faisait de la peine. Je n’aurais peut-être pas dû réagir comme ça. Mais c’était difficile de faire comprendre à une personne aussi riche que l’argent ne faisait pas le bonheur. Elle m’avait trouvé au camp dans un état lamentable, prêt à me faire exécuter. Elle devait s’imaginer que je vivais dans la misère depuis huit ans – ce qui s’avérait juste – tout en pensant que c’était sûrement le cas depuis toujours – et ça, ce n’était pas tout à fait vrai. Chez les Inoue, je vivais bien, ou à peu près. Je ne mangeais pas forcément à ma faim et on me faisait étudier durant des heures. Mais au moins, j’avais un toit et des vêtements propres. La famille vivait aisément, toutefois, je n’avais jamais pu profiter de leur fortune. Je me contentais de peu depuis toujours. Chez le vieil homme qui m’avait accueilli après avoir enterré ma mère, nous vivions de presque rien et je m’y étais habitué. Alors voir Sofia agiter sa carte bleue pour un rien me surprenait à chaque fois.

- Si vous avez besoin d'une partenaire pour vous entraîner, je peux vous aider, si vous le voulez... proposa gentiment la demoiselle. Sinon je vous laisse tranquille, je retourne à l'intérieur et… on se voit plus tard, d'accord ?

Bon, je ne pouvais pas continuer à l’ignorer. A force, elle allait faire une crise d’angoisse. J’arrêtai donc mon entraînement, restai la tête en bas, les bras croisés sur ma poitrine, et observai Sofia qui avait l’air de ne plus savoir où se mettre. Elle leva la tête. Comme d’habitude, je ne voyais pas ses yeux derrière son bandeau mais j’imaginais que nous étions actuellement en train d’échanger un regard.

- Une partenaire… dis-je à voix basse, plus pour moi-même qu’à son attention.

Je me laissai tomber de la branche et atterris habilement sur mes deux pieds. Je portai d’abord mon attention sur le thé. J’avais oublié de prendre une bouteille d’eau et je devais avouer que je commençais à avoir soif. Alors j’allai ramasser la tasse et bus une gorgée. C’était vachement bon ! Je terminai le thé d’un trait et mangeai le biscuit.


- Merci, fis-je en reposant la tasse dans la petite assiette.

Je ne pensais pas que ce petit déjeuner improvisé serait aussi revigorant. Repérant un espace plat sur le sol, je posai un genou à terre et passai ma main sur l’herbe verte.


- Tu veux m’aider ? Grimpe sur mon dos.

Je me mis en position, prêt à faire des pompes. Puisque cette méthode avait fonctionné au camp, autant continuer à l’employer, même si, à mon avis, Sofia ne devait pas peser grand-chose par rapport au dernier hybride que l’on m’avait proposé.

« Imposé, tu veux dire. »

Oui, bon... on n’allait pas jouer sur les mots.
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Sofia Ashley
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Hunter
Dim 30 Sep - 18:54


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
Mon cœur tambourinait dans ma poitrine. J'avais l'impression d'être une ado face à son amoureux qui essayait de l'inviter à un bal de soirée du lycée. Pourquoi j'évoquais ça ? Car c'était ce qu'il s'était passé avec Roy, j'étais dans le même état d'anxiété. Là, j'avais juste peur de me prendre un autre refus de la part de Meyer. Genre, qu'il pensait que j'étais vraiment insupportable, que je lui pompais l'air, que j'étais constamment sur son dos... Il s'arrêta de s'entraîner, l'espace d'un instant et croisa les bras sur son torse. Je déglutis, un brin intimidée, quand même. Quoi, qu'est-ce qu'il voulait maintenant ? Pourquoi il me fixait comme ça avec ses petits yeux sournois ? J'approchais mes mains de ma poitrine pour triturer nerveusement mes doigts. Voilà, voilà ! Je l'avais saoulé et maintenant il allait me casser la gueule ! C'était bien fait pour moi, je le méritais parce que j'étais pas normale avec les gens. Tant pis, je devais accepter ma sentence, cette punition. De toute façon ça devait bien arriver un jour hein, je ne pouvais pas être toujours insupportable - même si je ne le voulais pas - avec les autres sans, un jour, me faire casser la figure. Du sang ! Oh non, j'allais probablement saigner et tacher mes vêtements et ma figure allait être toute sale ! Je palis aussitôt à cette vision d'horreur et... et... Oh ?  

" Une partenaire… "

Venait-il de m'adresser la parole ? Comme j'étais en train de paniquer, je ne l'avais pas bien entendu. Il se laissa tomber de sa branche pour finir très habilement sur le sol. Bon, ok, il avait la classe, mais quand même... Il faisait peur là. Je reculai un peu, encore, pour ne pas perturber son espace de confort. Genre... deux, trois pas en arrière. Il récupéra l'assiette qui contenait la tisane et le biscuit. Il but rapidement, visiblement il aimait bien. Je soupirai discrètement de soulagement. J'étais contente si ça lui plaisait. Mais quand même... Il aurait pu savourer un peu, je m'étais donnée beaucoup de mal pour la faire, cette tisane. Au pire, il en restait encore à l'intérieur. S'il en voulait encore il n'avait qu'à me le dire et j'irai en cherche aussitôt. Hé, mais... Un instant... A croire que c'était lui mon maître, maintenant ! C'était vraiment n'importe quoi, cette situation.

"Merci" Dit-il simplement.

Il posa le tout au sol, à nouveau. Il s'écarta légèrement pour poser les genoux au sol, comme s'il se mettait en position pour faire quelques pompes. Bon, très bien, il n'avait donc pas besoin de mon aide. Je me penchai un peu en avant pour ramasser l'assiette.


"Tu veux m’aider ? Grimpe sur mon dos."

...Pardon ? Qu- Hein ? Grimper sur son dos, nu, plein de sueur ? Mais il était con ou quoi ? Je comprenais ce qu'il voulait faire, évidemment. Rajouter un peu de poids sur son dos pour amplifier l'exercice mais... Ah ! Je ne devais pas refuser, c'était une occasion presque inespérée pour tenter une approche avec lui. Non mais, en même temps, c'était quoi cette approche de malade mental ? Je déglutis à nouveau, ne sachant pas quoi faire. Oh ! Idée ! Je récupérai une lingette que je gardais toujours en secours sur moi avant de la poser délicatement sur le dos de Meyer. Je m'installai ensuite dessus, posant mes fesses sur le dos de l'hybride. Il prit ses appuis et commença quelques séries. Je devais quand même avouer qu'il avait beaucoup de charme et un physique vraiment extraordinaire, je comprenais mieux pourquoi il était un Soldat. Bref, je devais plutôt profiter de cette situation pour essayer de lui parler, d'apprendre à le connaître encore un peu plus.. Ou alors lui, il pouvait me demander ce qu'il me voulait.

"Je n'ai pas encore eu l'occasion de vous le demander, Meyer... Mais j'espère que vous vous plaisez ici."

Voila, une petite phrase d'accroche pour montrer que je me souciais de son bien-être, au cas où ça ne se voyait pas.

"Moi en tout cas... Je suis vraiment, vraiment contente que vous soyez là. C'est juste que... Je ne sais pas comment vous le montrer. Disons que... J'ai un peu de mal à savoir comment agir de façon correcte, vous voyez ? Comment entrer dans les normes sociales, en gros. En général... Quand quelque chose m'agace... Je sors ma carte bancaire et sa règle pas mal de mes soucis. Du coup, je pensais que si je vous offrais tout, peut être que... vous seriez heureux, de vivre sous le même toit que moi. Mais j'imagine que je me trompe"

Je marquai une petite pause en remarquant que Meyer s'arrêta dans sa série, probablement pour se reposer un peu avant d'en faire une autre.

"En tant que maîtresse... Normalement, c'est à vous de vous plier à mon mode de vie. C'était ce qu'on m'avait dit, avant que j'aille chercher un hybride pour... Oserai-je le dire ? C'était un peu bizarre, la raison pour laquelle je voulais un hybride... ... Pour me tenir compagnie. Ce qui fait de vous, techniquement, un esclave. Mais... Pas à mes yeux, Meyer. Alors si vous n'arrivez pas à adopter mon mode de vie... Est-ce que vous accepter que j'essaie de suivre le votre, pour que vous vous sentiez davantage chez vous, ici ?"

J'étais réellement prête à essayer, je me disais que si je faisais un pas vers lui, il allait faire de même et ainsi, nous pourrions mieux nous entendre. Car à présent, j'avais surtout l'impression qu'il restait ici par contrainte car il n'avait nul part d'autre où aller... Et qu'un jour, il s'en irait, lorsqu'il aura trouvé mieux ailleurs.
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Constantine Meyer
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Dim 30 Sep - 22:35
D’abord surprise, Sofia parut osciller entre l’idée de me monter dessus ou celle de partir en courant. Finalement, elle s’approcha. Je sentis d’abord un truc léger au creux de mes reins. Sûrement une lingette… Levant les yeux au ciel, je laissai la demoiselle prendre son temps pour s’asseoir confortablement, et commençai ma série de pompes. En effet, elle était si légère que je ne sentais pratiquement pas son poids.

- Je n'ai pas encore eu l'occasion de vous le demander, Meyer... Mais j'espère que vous vous plaisez ici, dit-elle pour combler le silence qui s’était installé. Moi en tout cas... je suis vraiment, vraiment contente que vous soyez là.

A ce point ?

- C'est juste que... Je ne sais pas comment vous le montrer, avoua-t-elle embarrassée. Disons que... j'ai un peu de mal à savoir comment agir de façon correcte, vous voyez ?

Non, je ne voyais pas.

- Comment entrer dans les normes sociales, en gros, précisa-t-elle. En général... quand quelque chose m'agace, je sors ma carte bancaire et sa règle pas mal de mes soucis.

Ça, j’avais remarqué. Sauf que tout ne se réglait pas avec l’argent.

- Du coup, je pensais que si je vous offrais tout, peut être que vous seriez heureux de vivre sous le même toit que moi. Mais j'imagine que je me trompe.

Elle se tut, je fis une pause en ramenant mes genoux au sol, doucement pour ne pas faire tomber Sofia. J’attendis un peu, le temps de reprendre mon souffle, et continuai les pompes.

- En tant que maîtresse... Normalement, c'est à vous de vous plier à mon mode de vie, fit-elle remarquer. C'était ce qu'on m'avait dit, avant que j'aille chercher un hybride pour…

Elle hésita.

- Pour me tenir compagnie.

Lui tenir compagnie, vraiment ? Elle devait faire partie des rares personnes souhaitant un hybride seulement pour sa compagnie et non pour subvenir au moindre besoin.

- Ce qui fait de vous, techniquement, un esclave.

Je frissonnai. Mon père avait été considéré comme tel par les Inoue parce qu’il était humain. Qui demeurait réellement esclave, finalement ?

- Mais... pas à mes yeux, Meyer, ajouta Sofia d’un ton rassurant. Alors si vous n'arrivez pas à adopter mon mode de vie... Est-ce que vous acceptez que j'essaie de suivre le votre, pour que vous vous sentiez davantage chez vous, ici ?

C’était bizarre comme proposition. Si nous avions des spectateurs, ils crieraient sûrement au scandale. Les dresseurs du camp s’arracheraient les cheveux s’ils savaient que j’étais aussi bien traité ici. Comment répondre à Sofia ? Je ne voulais pas qu’elle me paye tout et n’importe quoi. Mais je ne voulais pas forcément non plus qu’elle se plie moralement à mes envies.

« Ça doit aller dans les deux sens, tu sais, dit Meyer. Tu devrais avoir honte de lui faire dire ce genre de chose gênante. C’est sa maison, c’est toi qui dois t’adapter, point barre. »

Je n’avais rien demandé !

« Mais je rêve ! T’aurais préféré être exécuté devant le mur peut-être ? »

Non, mais…

« Alors range ton égoïsme et fais un effort ! »

Depuis quand tu prêches la bonne parole, toi ? C’est le monde à l’envers ! Il ne répondit pas. A tous les coups, il me le ferait payer plus tard. Nouveau soupir qui se perdit dans le contrôle de ma respiration. Agacé, j’arrêtai les pompes et me mis debout. Le cri de Sofia qui chutait me rappela qu’elle était sur mon dos. Merde…

- Pardon… marmonnai-je en me retournant.

J’attrapai la lingette qui était restée collée sur ma peau, allais lui donner, me ravisai.


- Suivre mon mode de vie, c’est peut-être un peu trop. T’as qu’à juste te dire que oui, j’me plais ici et qu’y a déjà tout c’qu’il faut.

C’était sincère, j’espérais qu’elle le comprenne. Je lui tendis ma main pour l’aider à se relever. Pas sûr qu’elle la prenne mais tant pis… Avec un sourire en coin, je repris la parole.

- Et j’me barrerai pas, si c’est de ça qu’t’a peur.

« Sauf si tu la butes accidentellement. »


Il était chiant mais il avait raison. Et si je faisais une crise devant Sofia un jour ?
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Lun 1 Oct - 20:56


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
Il était plutôt silencieux, mais là, je pouvais comprendre pourquoi. Je n'attendais pas de réponse de sa part, je voulais juste lui dire ce que j'avais sur mon cœur. Hé oui... J'étais comme ça, moi. J'avais des sentiments, j'étais quelqu'un de très sensible même si ça ne se voyait pas forcément, à cause de mon bandeau, entre autre. Bref, donc, oui... Il ne répondait pas car il faisait tout simplement du sport. C'était pas pratique de parler pendant qu'on faisait de l'exercice, c'était difficile de contrôler sa respiration. D'ailleurs, en parlant de ça, je l'entendis soupirer. Étais-je un peu trop lourde pour lui...? C'était quand même bien vexant là, j'étais plutôt fine, enfin... Des petits bourrelets quoi, mais en général ça allait, un peu de graisse, mais pas trop. Je n'étais peut être pas squelettique, comme les femmes dans les magazines, mais... Je fus aussitôt interrompue dans mes pensées, me sentant basculer en arrière. Je ne pus retenir un petit cri aigu de surprise. Je me retrouvai les fesses au sol. Sur la pelouse. Moi, assise par terre. Je me mis à pâlir aussitôt.  

"Pardon…" murmura-t-il doucement.

Il se tourna ensuite vers moi. Mais j'étais bien trop paniquée pour le regarder. Mon corps tremblai légèrement de terreur, j'étais assise par terre, là, sur le sol sale et plein de microbes. Mais mains étaient recouvertes de terre et de trace d'herbe. Je remarquai juste qu'il allait me tendre sa lingette pleine de sueur. Horrifiée, je reculai légèrement avant de voir que, finalement, il se ravisait.


"Suivre mon mode de vie, c’est peut-être un peu trop. T’as qu’à juste te dire que oui, j’me plais ici et qu’y a déjà tout c’qu’il faut."

Super. Géniale. Sinon, il allait me venir en aide, là ? J'étais à deux doigts d'exploser, je ne supportais pas ça, c'était horrible ! Vite, quelque chose ! Meyer ! Maladroitement, j'essayai de me relever, n'osant pas poser les paumes de mes mains sur le sol. Meyer me tendit alors la sienne, mais je ne me voyais clairement pas la prendre. Si encore il avait un haut, sur lui, j'aurais pu lui agripper la manche, mais là... Même pas.

"Et j’me barrerai pas, si c’est de ça qu’t’a peur."

Son petit sourire me fit chavirer l'espace d'une seconde. Mais au moins, sa phrase parvint à me calmer un peu. J'étais rassurée de savoir qu'il se sentait bien, ici. J'étais rassurée de savoir que je n’avais pas besoin de me plier en quatre pour qu'il soit heureux chez moi. Et, surtout, j'étais rassurée de savoir qu'il n'allait pas s'en aller et m'abandonner, lui aussi. Du coup, là, mon cerveau parvint à faire l'impasse sur le fait que j'allais toucher la main sale de quelqu'un d'autre. Lentement, je tendis ma main pour prendre celle de Meyer. Je me relevai en m’époussetant les fesses et les genoux.

"J-... Je reviens, navrée !"

Je courus rapidement vers la villa, totalement paniquée. Arrivée à la porte d'entrée, je fis demi-tour pour taper un sprint vers Meyer et récupérer l'assiette sale avec la tasse. J'allais l'oublier, celle la. Je sprintai à nouveau vers la villa en prenant soin de ne pas faire tomber la tasse. Une fois à l'intérieur, je devais faire un choix cornélien : Laver cette vaisselle en premier, ou me nettoyer moi ? ... J'en savais rien ! Du coup, tremblante comme une feuille, je décidai de déposer la vaisselle sale dans l'évier, Rapidement, je grimpai au second pour entrer dans ma chambre et filer dans ma salle de bain. Je retirai ma robe, pour me retrouver en sous-vêtement et balançai celle-ci dans la corbeille à linge sale. Je me lavai ensuite les mains à plusieurs reprises pour être certaine de les avoir bien propres. Le reste de mon corps était parfaitement propre, inutile d'aller sous la douche.  

Je retournai dans ma chambre pour récupérer de nouveaux vêtements. Je tombai sur une petite robe de sport noire... Oh, et pourquoi pas ? Je l'enfilai, mais comme elle était VRAIMENT courte, j'enfilai un leggings noir en dessous. Un petit tour vers ma coiffeuse pour me refaire une petite beauté, me recoiffer, réajuster mon bandeau et j'étais prête à redescendre. Avant de sortir, je passai à la cuisine pour faire la vaisselle. Fin prête, j'entrai dans le hall pour mettre mes chaussures de sport avant de rejoindre Meyer.


"Voilà, je suis de retour !" Annonçai-je, à nouveau fraîche et pétillante. "Le jardin est si vaste qu'on peut y faire un petit footing. Ca vous tente ?"

Oui, mon jardin était vraiment très grand. On pouvait facilement y faire plusieurs tours. D'ordinaire, je préférais quand même sortir pour aller courir, mais pour cette fois, c'était suffisant. Meyer voulait probablement rester au calme, ici, à l'écart de l'animation de la ville et du quartier.

"Sinon, on peut aussi s'entraîner au combat, si vous voulez. Je sais très bien me battre !" Dis-je fièrement avec un sourire "C'est vous qui voyez, si vous avez une autre idée je suis preneuse aussi."

Un peu d'exercice n'allait pas me faire de mal. En plus, cette fois, j'avais prévu assez de lingettes pour m'éponger le front si je transpirais un peu trop.
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Mer 3 Oct - 19:56
Contre toute attente, Sofia tendit la main et se saisit de la mienne. Je l’attirai vers moi pour la mettre debout. Le contact fut vite rompu. Embarrassée, elle épousseta ses vêtements.

- J... Je reviens, navrée !

Je me disais aussi. A mon avis, elle ne pouvait pas rester dans cet état et devait déjà penser à se changer alors que sa robe n’était même pas tachée. Je la regardai s’éloigner jusqu’à la porte d’entrée de la maison. Elle fit soudain volte-face, revint, prit l’assiette avec la tasse, et repartit en courant. Je levai les yeux au ciel. Cette femme… En attendant, je poursuivis mon entraînement avec quelques séries de pompes supplémentaires.

« Eh... »

Quoi ?

« Du coup, t’as vraiment décidé de rester ici ? »

Il avait l’air inquiet. Oui, je souhaitais rester avec Sofia. J’étais plus en sécurité chez elle que livré à moi-même à l’extérieur. Si jamais on me retrouvait, on n’attendrait sûrement pas de m’emmener devant le mur du camp pour m’exterminer.

« J’espère que tu sais c’que tu fais. »

Il voulait vraiment parler de ça… Je soupirai. Je sais ce que je fais du moment que tu ne viens pas m’emmerder et contrôler ma vie à ma place.

« C’est parce qu’elle est nulle ta vie ! Il faut bien y mettre un peu de piquant. »

Elle aurait été bien meilleure sans toi.

« T’as besoin de moi. »

Non.

« Bien sûr que si ! »

- Fous-moi la paix…
maugréai-je agacé.

Je fis une courte pause, me massai la tempe comme si ça allait le faire partir. Il se passa une bonne dizaine de minutes avant que Sofia revienne. Comme je le pensais, elle avait troqué sa robe pour une autre, plus confortable, et des chaussures de sport.


- Voilà, je suis de retour ! s’exclama-t-elle toute contente. Le jardin est si vaste qu'on peut y faire un petit footing. Ça vous tente ?

Je me remis debout. Pourquoi pas ? J’avais déjà fait le tour tout à l’heure mais ça ne me gênait pas de le refaire en sa compagnie… du moment qu’elle ne m’assommait pas d’histoires.

- Sinon, on peut aussi s'entraîner au combat si vous voulez, proposa-t-elle. Je sais très bien me battre !

Ça, je demandais à voir, vraiment. Au camp, ses collègues avaient l’air de la craindre. Pourtant, en une semaine, je ne l’avais pas connue menaçante. Peut-être cachait-elle bien son jeu, je n’en savais rien. Peut-être me surprendrait-elle. Je l’espérais.

- C'est vous qui voyez, si vous avez une autre idée je suis preneuse aussi.

Je contemplai le grand jardin et ses alentours.

- On peut faire les deux, répondis-je simplement.

Et, sans attendre de réponse, je partis en trottinant. Elle me rattrapa bientôt, cala son rythme au mien plutôt aisément. J’allais assez vite mais ça ne semblait pas la gêner. En peu de temps, nous fîmes le tour de la propriété. Quand nous nous retrouvâmes à nouveau près du grand arbre, nous fîmes quelques étirements puis je me plaçai face à elle.


- T’as pas peur que j’te salisse ? Tu vas survivre ? raillai-je en me mettant en position de combat.

« Arrête, elle va mal le prendre. »

Je ne voyais pas pourquoi, ce n’était pas si méchant.
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Sam 13 Oct - 11:45


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
Il se mit à regarder autour de lui, comme pour réfléchir à ma proposition. J'étais toujours un peu nerveuse, mes mains contre mon ventre en triturant mes doigts. J'espérai vraiment qu'il allait accepter de faire un peu d'exercice avec moi. J'avais peur de paraître encore une fois idiote devant un refus de sa part.

"On peut faire les deux" Répondit-il.

Comme une gosse à qui on venait d'accorder le droit de manger une sucette avant le repas, je me mis à sourire de toutes mes dents. En réalité, j'étais soulagée, au moins il ne m'avait pas envoyé paître comme une malpropre. Il ne m'attendit pas pour commencer et entama déjà la course. Je le rattrapai aussitôt avant d'essayer de me caler sur son rythme. Même si j'avais de grandes jambes élancées, Meyer, lui, était beaucoup plus grand que moi. C'était plus facile pour lui de courir à ce rythme. Nous fîmes le tour de la propriété, c'était assez pour s'échauffer un peu, avant de retourner auprès du grand arbre. Quelques étirements plus tard, Meyer se mit en position de combat.


"T’as pas peur que j’te salisse ? Tu vas survivre ? " lança-t-il en guise de provocation.

Lentement, j'enfilai mes gants en velours. J'ignorai encore pourquoi, mais quand je devais me battre, j'oubliais mes soucis, mes TOC, je pouvais être recouverte de sang que ça ne me faisait ni chaud, ni froid. En revanche, après... C'était vraiment difficile à gérer. Des crises d'angoisses horribles, longues, je pouvais même passer des heures et des heures à me décrasser entièrement dans mon SPA. C'était un peu comme les jeunes et l'alcool. Ils savaient qu'après avoir trop bu, ils allaient être malade et pourtant, ils aimaient boire à en devenir complètement ivres. Du coup, là, je savais que c'était juste un entraînement mais j'étais drôlement excitée. J'en tremblai, même. Je ne me battais pas souvent, mais j'avais une très bonne technique, entraînée dans une école militaire, je faisais aussi partie, avant, d'un club de box thaïlandaise, sans compter les entraînements de mon père depuis que j'étais en age de marcher.

Bref, je ne répondis pas à sa provocation, je fonçai simplement droit sur lui, rapide. Prenant appuis sur ma jambe droite, je pivotai sur moi-même pour donner un coup de talon circulaire, puissant, au niveau des cotes. Evidemment qu'il ne s'attendait pas à cette puissance, mais il parvint à bloquer le coup sans aucun souci. Le but, là, n'était pas de le toucher, mais de le faire douter juste une seconde. Une seconde pour que, dans sa tête, il se dise "Putain, c'est quoi ça ?". D'un bond, je reculai avant de m'élancer à nouveau. Le genou fléchit, je me propulsai sur le coté en profitant de ma pelouse en bon état pour glisser sur le sol avec mon talon, ma main servant de balancier pour réaliser une glissade circulaire et finir derrière lui avant de frapper avec le plat de mon pied au niveau de l'articulation du genou pour le faire fléchir. Meyer était un colosse, une force de la nature. Une montagne. Mais ça restait un être humanoïde. Les articulations étaient les mêmes chez tous le monde. Je n'avais aucune chance face à lui si je comptais uniquement sur un affrontement frontal. Je devais profiter de ma technique, de ma vitesse et, surtout, viser les points faibles.

Voyant qu'il perdait l'équilibre, je passai mon bras autour de sa gorge pour tenter de l'immobiliser. Mais il n'eut qu'à reprend appuis sur sa jambe et pousser dessus pour me faire basculer sur par dessus son épaule et me faire chuter lourdement au sol. J'aurais pu tenir bon, ne pas retirer mon bras de sa gorge, mais je préférai lâcher prise pour éviter de me faire attraper. Une roulade arrière, je poussai sur mes mains, au sol, pour me remettre en position de combat. Le visage fermé, une expression neutre, je ne laissai rien paraître. Vraiment... En combat, j'étais quelqu'un d'autre.


"Ne baissez pas votre garde, Meyer."

Je fonçai à nouveau sur lui, sans attendre. Maintenant, il n'allait plus se laisser surprendre.
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Mar 9 Avr - 11:43
Elle prit d’abord le temps d’enfiler des gants de velours. Pourquoi pas… L’instant d’après, elle me fonça dessus. Comme la plupart de mes adversaires, je pensais qu’elle allait commencer simplement avec un crochet du droit. Mais elle opta pour un coup de talon circulaire en pivotant sur elle-même. Je bloquai son pied sans toutefois m’attendre à ce que ce soit autant dosé. OK, elle avait de la force. Je la lâchai, elle recula d’un bond, repartit à l’attaque. Mais au lieu de frapper, elle glissa dans l’herbe, passa derrière moi et me donna un coup dans l’articulation du genou pour me faire fléchir. Elle profita de mon déséquilibre pour passer son bras autour de mon cou. C’était à peine si je la sentais dans mon dos. Tout en me remettant debout, j’envoyai les mains en arrière et attrapai la jeune femme. Je la balançai par-dessus mon épaule, elle se réceptionna habilement avec une roulade.

- Ne baissez pas votre garde, Meyer.

Sur ce, elle s’élança. Je ricanai, la laissai venir. Je ne comptais pas baisser ma garde. J’avais seulement une autre façon de tenir ma position. Avec les années d’entraînement, j’avais fini par adopter mes propres techniques. Je devais avouer que Sofia était rapide, bien plus rapide que moi. J’étais plus lourd aussi. Et je ne savais pas si le fait de me faire courir avant un combat faisait partie de son plan pour avoir l’avantage. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas con du tout mais il m’en fallait plus. Je venais d’effectuer pas mal de pompes, tractions et autres mouvements ayant pu fatiguer mon corps. C’est pourquoi je bougeais un minimum et ne faisais que parer les attaques. Il me fallait juste un peu de temps pour me « reposer » et je pourrais lui montrer de quoi j’étais capable.

« T’es sûr de toi ? » s’enquit Meyer sceptique.

Comment ça ?


« C’est pas un type du camp, elle te veut pas de mal, elle. »

Tu ne me crois pas assez compétent pour faire la différence ?

« J’parlerais pas de compétence... » railla-t-il.

De quoi alors ?


« T’es complètement cinglé, c’est tout ! Tu sais faire que ça, te battre ! T’existes juste pour ça ! »

N’importe quoi ! Je ne suis plus à la solde du camp d’entraînement !

« Me fais pas rire ! T’as bouffé de la baston pendant huit ans et maintenant, tu trembles comme un drogué si t’as pas ta dose quotidienne ! T’as toujours frappé pour tuer, pourquoi ça changerait ? »

Parce que… parce que…

« Tu vas pas me faire croire que tu changerais pour Sofia ? » dit-il d’un ton provoquant.

Je faillis me prendre un coup de coude dans la tempe, esquivai au dernier moment. Cet abruti me déconcentrait !


« Tu la connais à peine, poursuivait-il en riant. Oh, me dis pas que t’oses pas frapper une femme ? C’est pitoyable ! »

Il délirait complètement. Et plus il parlait, plus la colère montait.

« Mais peut-être qu’elle est comme toi, que c’est une psychopathe assoiffée de sang et qu’elle attend le moment où tu vas te ramollir pour t’achever elle-même ! »

Je ne devais pas perdre mon sang froid. Si jamais je faisais du mal à Sofia… Je secouai la tête. Et s’il avait raison ? Si elle cachait bien son jeu et voulait juste m’étriper à elle toute seule parce qu’elle préférait le faire de ses propres mains au lieu de laisser ce plaisir aux exécuteurs du camp ? Non, ça n’avait pas de sens. Et pourquoi pas ? Elle l’aurait fait depuis longtemps. Elle aimait peut-être la mise en scène. Elle avait perdu son enfant. Ou peut-être pas. Je n’arrivais à en juger, ça ne faisait qu’une semaine… Meyer s’amusait comme un fou. Il adorait ça, me déstabiliser, me faire perdre la tête. Et je ne pouvais rien contre lui. Je ne savais pas m’y opposer, j’étais trop faible. Si faible qu’au moment où elle s’y attendit le moins, j’attrapai Sofia par le cou et la soulevai. Je l’écrasai par terre, me jetai pour abattre mes deux poings sur la partie supérieure de son buste. Heureusement, elle esquiva en roulant sur le côté. Mais quand elle se releva, j’étais déjà sur elle. Je la poussai contre l’arbre qui se trouvait derrière elle, envoyai le poing. Elle l’évita encore, je touchai le tronc. J’étais tellement emporté par la haine que j’en avais arraché un morceau d’écorce. Hors de moi, j’attaquai encore, poussant des cris de colère à chacun de mes efforts pour tenter d'atteindre Sofia. Cependant, elle ne se laissait pas faire et ça m’irritait encore plus. Elle avait raison. Si je la frappais une seule fois, je ne garantissais pas de la laisser consciente, ou même en vie. Les rôles s’inversaient. C’était à elle d’attendre que je me fatigue pour me neutraliser au bon moment. Toutefois, il lui faudrait être patiente car je n’étais pas prêt de ralentir l’allure tout de suite...
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Sofia Ashley
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Mer 17 Avr - 0:46


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
   
Ca me faisait un bien fou, de pouvoir me battre un petit peu. Meyer se débrouillait très bien lui aussi, il faisait même attention à ne pas me faire mal. Mais bon, j'étais assez robuste, quand même, j'en avais vu d'autre. Nous échangeâmes les coups, enfin... Lui, il ne faisait que parer, l'air d'attendre le bon moment pour riposter. Mais à mesure que les minutes défilaient, je remarquai quelque chose d'étrange chez Meyer. Il semblait ailleurs, à un point tel qu'il faillit se prendre un coup pourtant simple à éviter. Je fronçai légèrement les sourcils, soucieuse. Il secoua légèrement la tête, comme pour essayer de se concentrer à nouveau. Trop perturbée, je ne le vis pas me saisir violemment à la gorge. Je poussai un petit cri de surprise, avant de me faire soulever comme si j'étais un simple bout de tissu. Mes pieds ne touchaient même plus le sol. Trop déstabilisée, je n'eus même pas le réflexe de le frapper pour me libérer. Quelques secondes plus tard, il m'éclata au sol. Ma respiration se coupa net. Prise d'un hoquet, je le regardai lever ses deux poings en l'air. Il voulait carrément me broyer. Je roulai sur le coté pour l'éviter, de justesse. A peine relevée, il se jeta comme un vrai fou sur moi pour me projeter contre l'arbre. Mon dos percuta le tronc de celui-ci, la douleur était bien présente. Il frappa à nouveau avec son poing, avec une telle puissance qu'il arracha un morceau d'écorce.  

J'étais totalement perdue, je ne comprenais pas ce qu'il lui arrivait, tout d'un coup. Même s'il râlait, il était toujours gentil avec moi. Pas spécialement serviable, non, ni même particulièrement attentionné, mais au moins, il respectait les règles de la maison. Je savais qu'il avait des tendances à se montrer parfois agressif, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit envers moi. Même si ça ne faisait qu'une petite semaine qu'il était là, je pensais qu'en lui montrant qu'on pouvait l'aimer ou l'apprécier, il allait pouvoir s'ouvrir un peu plus. Car moi, je savais ce qu'il avait traversé, au camp, je pouvais le comprendre. Pourtant, c'était clair. Il était très en colère, subitement. Contre moi ? Mais pourquoi ? Qu'avais-je fais, subitement ? J'étais certes, parfois, un peu difficile à vivre, insupportable, mais quand même... C'était horrible, je devais me défendre et je ne savais même pas ce que j'avais fait de mal. Je devais, cependant, rester concentrée. Si je me prenais un seul de ses coups ça risquait de faire très mal. L'un de ses poings me frôla la joue. Je me décalai sur le droite pour repousser son bras. Mais il enchaîna, encore et encore, sans s'arrêter.


"Meyer ! Ca suffit, vous devez vous calmer ! C'est juste un entraînement !"

Hélas, rien y faisait, il continuait à frapper. Je me sentais tellement impuissante... Je ne pouvais rien faire d'autre qu'esquiver. Il était clair qu'il était beaucoup plus fort que moi. A priori, il ne frappait qu'avec ses poings, c'était plus simple pour moi d'esquiver. Meyer enchaînait sans répit, il cherchait vraiment à me faire mal. J'esquivai son enchaînement, avant de répondre, essayant de le neutraliser. Mon tibia heurta son flanc, mais ça ne semblait carrément rien lui faire. Il en profita pour contre attaquer et cette fois, je ne pus rien faire. Son poing se dirigea droit vers mon visage. Ce fut comme si un camion venait de me percuter en pleine face. Je sentis aussitôt une vive douleur, puis du sang s'échapper de mon nez. Je titubai, des étoiles dans les yeux, essayant de conserver ma garde et mon équilibre. Je parvins à esquiver le second coup, avec un réflexe miraculeux, mais le troisième me toucha au niveau de la bouche. Ma lèvre inférieur se fendit aussitôt. Je tombai au sol, quasiment inconsciente. Je relevai alors ma robe pour dévoiler ma cuisse et dégainer mon arme. Tant pis, je n'avais plus choix. Je braquai alors le canon de mon USP vers lui et je tirai. Evidemment, c'était un tire de prévention, j'avais visé le sol, à ses pieds. Mais, à nouveau, je relevai mon arme pour viser, cette fois, son torse, le doigt sur la détente.

"La prochaine je te la met en plein coeur, Meyer ! Tu arrêtes, maintenant ! Qu'est-ce qu'il te prend !? Qu'est-ce que je t'ai fait de mal !?"

Ma voix était totalement brisée, tremblante. Les larmes coulaient de mes yeux. Oui, je pleurais. Evidemment ! J'étais morte de trouille, mes mains tremblaient, je ne comprenais même pas la situation et je ne voulais vraiment pas tirer sur Meyer. Mais s'il ne me donnait pas le choix, je le ferais. Je restai alors au sol, le sang coulant toujours de mes blessures. L'arme braquée sur lui.
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Constantine Meyer
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Mer 17 Avr - 13:40
Quelques minutes. Elle devait tenir quelques petites minutes et ce serait bon.

« Ça marchera pas. »

Si, ça pouvait… ça devait marcher.

« Regarde-la, elle s’essouffle. »

Elle esquivait comme elle pouvait, parait parfois mais avec plus de difficulté. A un moment, mon poing lui frôla la joue.

- Meyer ! Ça suffit, vous devez vous calmer ! s’écria-t-elle apparemment inquiète. C'est juste un entraînement !

Juste un entraînement oui. Je le savais, je le savais pertinemment. Meyer, lui, s’en fichait complètement. Entraînement ou pas, il fallait tout donner, quelle que soit la personne en face. Comment faire pour l’arrêter ? Je n’y arrivais pas moi-même…

« Massacre-la, » répétait-il sans relâche.

Sofia tenta un coup au niveau du flanc pour m’affaiblir. Ça ne fit que m’énerver encore plus, je ripostai. Cette fois, elle ne put rien faire et encaissa mon poing dans le visage. Elle vacilla, à moitié sonnée. J’en profitai pour enchaîner. Elle m’évita maladroitement mais pas pour la suite. Déséquilibrée pour de bon, elle chuta.


« Elle vaut pas mieux que les autres ! s’exclama Meyer. Massacre-la j’te dis ! »

J’avançai d’un pas, aveuglé par sa férocité inexpliquée. Soudain, un coup de feu. Je me figeai. Sofia braquait un pistolet sur mes pieds, elle avait tiré dans le sol. Elle leva le canon vers ma poitrine.

- La prochaine, je te la mets en plein cœur, Meyer ! avertit-elle les mains et la voix tremblantes. Tu arrêtes, maintenant !

« Elle osera pas. »


Si, elle allait le faire. Elle était déterminée, à tel point qu’elle venait de me tutoyer et de me donner un ordre, chose qu’elle se refusait de faire depuis que je vivais avec elle.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? Qu'est-ce que je t'ai fait de mal ? demanda-t-elle désespérée.

Je fondis sur elle, saisis son poignet d’une main et son arme de l’autre, sans toutefois la lui arracher. Ce fut si rapide que la surprise l’empêcha de tirer. Je la forçai à avancer le canon jusqu’à ce qu’il touche ma peau. Si Meyer voulait jouer à ça, il allait être servi.


« Hein ? »

Rien. Elle ne m’avait jamais rien fait de mal.

- Fais-le, priai-je partagé entre la colère et la peur. Fais-le et vise bien ou tu pourrais le regretter !

Moi aussi je tremblais. Mais peu importait la décision de Sofia, je l’accepterai si ça pouvait calmer Meyer maintenant.

« Qu’est-ce que tu fous ? » s’enquit-il beaucoup moins sûr de lui à présent.

Je faisais le nécessaire pour te faire disparaître, parasite de mes deux !


« Arrête ça ! »

- Ferme ta gueule !
rétorquai-je en tournant la tête sur le côté comme si Meyer se trouvait à côté de moi.

Je serrais le poignet de Sofia de plus en plus fort, plantai mon regard sur son bandeau.


- Dépêche-toi !

Je la plaquai au sol, son arme toujours collée contre ma poitrine.

- FAIS-LE !
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Sofia Ashley
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Mer 17 Avr - 14:19


   


   


   
   
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C'était un cauchemar. C'était un véritable cauchemar. Pourquoi la situation avait-elle aussi subitement dérapé ? Que se passait-il, tout d'un coup ? Tout résonnait autour de moi, j'avais des étoiles dans les yeux, les oreilles qui bourdonnaient. Je pouvais entendre ma respiration, en écho. Et mon canon de l'arme, braqué sur Meyer. Je ne pouvais plus contenir mes sanglots, mes pleurs. J'étais terrorisée. Meyer s'était subitement transformé en monstre. Un véritable monstre. Il fondit sur moi, saisissant mon poignet avec vivacité. Sa main, elle, se retrouva rapidement sur mon arme. Comme il était bien plus fort que moi, il n'eut aucun mal à faire avancer le canon jusqu'à lui, jusqu'à ce qu'il touche sa peau. Je ne savais pas quoi faire, mes jambes se mirent à trembler à leur tour. Mon corps entier tremblait, comme une petite feuille qui tombait d'un arbre à l'automne. Je réalisai alors à quel point j'étais faible. Une sinistrée de la vie, une épave irréparable, faible et inutile.  

"Fais-le. Fais-le et vise bien ou tu pourrais le regretter !" lança-t-il, menaçant.

Le ton de sa voix était mêlé entre la peur et la colère. Impossible de comprendre ce qu'il voulait, ce qu'il lui arrivait. Il y eut ensuite un court silence, perturbé par mes sanglots. Puis...


"Ferme ta gueule !" S'écria-t-il, visiblement hors de lui.

Prise d'un hoquet, j'essayai de lui obéir, de ne plus pleurer, de fermer ma gueule. Mais je n'y arrivais pas, c'était impossible. Il allait me massacrer. Alors, comme je n'arrivais pas à me la fermer, il serra davantage son emprise, me broyant presque le poignet.


"Dépêche-toi !" Fit-il, s'impatientant.

Je faisais de mon mieux, pour me taire ! Ne comprenait-il pas que je ne pouvais pas !? Son regard, si perçant, me déstabilisa davantage. Je serrai alors les crocs, essayant de réprimer mes pleurs de toutes mes forces. Mais j'avais beaucoup trop peur.


"FAIS-LE !" Hurla-t-il.

Il me plaqua violemment au sol. Qu'est-ce que je devais faire ?

"Tire ! Tire, sinon il va te tuer ! C'est lui ou toi !"

Mes pensées se bousculèrent, tout semblait aller si vite et, pourtant, si lentement à la fois. Mon cerveau était en ébullition. Prendre une décision à l'instant T, sans même comprendre la situation, c'était illogique.

"Tire ! Sinon il va te tuer ! Comme ils l'ont fais avec TON Roy ! C'est un hybride, comme eux ! TIRE !"

Et le temps se figea. Plus rien, plus aucun son, hormis ma respiration qui résonnait. Puis un coup de feu. J'appuyai sur la détente, du sang gicla partout sur mon visage. Un gerbe écarlate jaillit également de son dos. La balle avait traversée. J'ignorai où exactement, j'ignorai si je venais de lui en planter une en plein cœur. Mais lorsqu'il s'écroula au sol, je vis son torse bouger, il respirait encore. Mes yeux parvinrent à photographier le corps de Meyer. Et, comme une manipulation en 3D, je parvins à localiser l'endroit où je venais de tirer. Muscle grand pectorale gauche et, vu l'angle de tire, la balle venait de traverser l'omoplate. Mais impossible de déterminer si elle avait touché le poumon. Une chose était certaine, en tout cas, le cœur était intacte. Je lâchai mon arme et je reculai, rampant sur le sol. Qu'avais-je fais... ? Mon téléphone était dans mon sac, posé sur une lingette à coté du grand arbre. Je devais appeler les secours...


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Mer 17 Avr - 15:49
L’instant d’après, un bruit assourdissant puis la douleur… La douleur ? Pourquoi était-ce douloureux ? J’aurais dû mourir sur le coup. Elle visait le cœur. Elle savait viser, non ? NON ? Alors pourquoi ? Pourquoi gardai-je les yeux grands ouverts et vis-je mon propre sang gicler sur le visage de Sofia ? Pourquoi ça faisait si mal ? Incapable de me redresser, je laissai la jeune femme me faire lâcher prise sur son poignet et reculer. Je tombai en avant, le corps paralysé, fermai fort les paupières comme si ça allait m’aider à résister à la brûlure qui me traversait la poitrine et l’omoplate. Je sentais quelque chose remuer dans mon dos. J’eus un terrible frisson. Cette chose… Depuis combien de temps… Pourquoi maintenant ? Meyer s’était tu, il n’y avait plus aucune raison de se manifester. Peut-être parce que je souffrais. En tout cas, ça ne m’aidait pas à me concentrer. Je ne savais pas pourquoi ça s’agitait à l’intérieur de la chair. Mais j’avais peur. Ce truc me terrifiait depuis que je l’avais vu sortir de mon propre corps. Elle était dangereuse, bien plus que la force de mes poings. Elle ne devait pas sortir, pas maintenant que Sofia s’en était sortie. Car cette fois, elle n’y échapperait p…
Quelque chose sembla soudain s’extirper. Je pensais que ce serait elle mais ça semblait beaucoup plus petit. Et même minuscule. La curiosité et l’adrénaline me permirent de bouger assez pour poser le plat de ma main au sol et me relever de quelques centimètres. Un gémissement de douleur, un petit bruit mat dans l’herbe. Je baissai les yeux. La balle. Je croyais qu’elle avait traversé. Voilà pourquoi j’avais si mal. Parce qu’elle était en train de refroidir dans les chairs. Je ne comprenais pas comment sa sortie tardive était possible, comme si mon corps, ou plutôt la chose, l’avait rejeté. Ça venait sûrement de me sauver la vie. Mais ça faisait toujours mal, bordel ! Pourtant, plus rien ne bougeait. Ça ne m’était jamais arrivé. D’habitude, quand elle remuait de cette façon, elle voulait sortir. Peut-être n’en avait-elle pas été capable à cause de la balle. Et si… et si Sofia avait finalement tiré au bon moment ? Peut-être n’aurais-je pu rien maîtriser du tout sans cette balle.
A la fois soulagé et désorienté, j’usai du peu de forces que je possédais pour me redresser complètement. A quatre pattes dans l’herbe, je me mordis la lèvre inférieure si fort que je finis par m’entailler. Je serrai les poings, portai une main contre ma poitrine qui dégoulinait de sang. C’était pas bon, je devais recoudre ça. Plus rien ne comptait. J’avais oublié où je me trouvais, avec qui. C’était comme si j’étais revenu dans le passé, dans cette forêt après la mort de ma mère. J’étais seul sans personne pour m’aider. Je devais me débrouiller ou j’allais mourir. Je me fis violence, tentai de me mettre debout. Rien à faire, j’étais trop faible. J’avais perdu trop de sang. Après tout… pourquoi lutter ? J’avais fait bien trop de mal dans ma vie pour mériter de continuer. Je n’étais pas fait pour ça. J’étais destiné à souffrir de toute façon. Ils avaient tous raison au camp. Je n’étais rien d’autre qu’un raté, ni hybride ni humain. « Tu n’es rien, et tu ne seras jamais rien, disait ma soi-disant famille. Ta naissance est une erreur que nous aurions dû corriger dès le début ! »
Une erreur.
Épuisé et frissonnant, je m’effondrai sur le flanc. La chute bien que courte m’arracha un autre gémissement. Je perdis connaissance.
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Sofia Ashley
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Mer 17 Avr - 19:16


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
 Je venais de me mettre dans une situation de merde. Et pour l'heure, impossible d'analyser la cause, impossible de dresser un conclusion logique, de faire un tableau dans ma tête sur ce que je devais faire et ne pas faire pour mettre Meyer en colère. Pour le moment, je savais juste que je ne devais pas l'appeler Constantine, que je ne devais pas l'empêcher de fumer, que je ne devais pas l'empêcher de faire du sport, que je ne devais pas le déranger dans sa lecture, que je ne devais pas me montrer trop maniaque vis à vis de lui. Lui acheter des cigarettes, lui offrir de la bonne bière...Ca, il aimait. Bref, j'avais déjà une petite liste en tête mais là, je n'avais rien fait de mal, du moins dans ce que je savais. Alors quoi ? Qu'est-ce qu'il y avait ? Je me souvenais clairement de sa réaction, le "Ferme ta gueule", sa tête qui avait brièvement tournée sur le coté comme quand on s'adressait à quelqu'un d'autre. Il y avait quelque chose qui clochait, mais là, je devais me bouger le cul et appeler les secours pour Meyer. En regardant derrière moi, je le vis essayer de se relever, mais il tomba lourdement au sol, l'air inconscient. J'atteignis mon sac à main et trouvai rapidement mon téléphone. Heureusement, avec la commande vocal, je pus rapidement téléphoner à l'un de mes contacts. le Dr.Mundo. J'approchai mon portable à mon oreille, toujours tremblante.

"M...Mundo ! Mundo !! J-J'ai besoin de vous ! Tout de suite!"

Oui, j'avais l'air paniquée. Et oui, il me demanda de me calmer et de lui expliquer la situation. Heureusement, les voisins étaient absents, il y avait peu de chance pour que quelqu'un eut entendu le coup de feu. Il raccrocha, m'assurant qu'il sera là dans les minutes qui suivaient. Je devais protéger Meyer. Si j'allais à l’hôpital avec lui, j'allais devoir faire une déposition, expliquer pourquoi il venait d'être blessé par balle. Et si ça venait aux oreilles du camp, il allait encore avoir des soucis. Je m'étais portée garante de lui. Alors je devais le protéger. Dans mon sac, j'avais un mouchoir en tissus propre, je le récupérai puis je m'approchai de lui. Même si j'avais un peu repris mes esprits, j'avais du mal à me déplacer. La balle avait, effectivement, traversée son corps. J'essayai tant bien que mal de faire pression sur sa blessure pour limiter la perte de sang.

"Je suis sincèrement navrée, Meyer ! Je ne vous en veux pas, je ne suis pas en colère contre vous ! Alors restez avec moi, ne partez pas encore ! Pas déjà..."

Si j'avais touché un poumon, il était foutu. J'étais terrorisée à l'idée d'avoir pu tuer Meyer. Non... Le docteur allait venir, il allait nous aider ! Je devais garder cette idée en tête, pour rester forte. Tenir le coup jusqu'à son arrivée. Il allait nous sortir de cette mauvaise situation. J'essayai de rassurer Meyer comme je le pouvais, je ne devais pas céder à la panique, je savais que j'étais sale, que j'avais du sang sur moi. Plus j'y pensais, plus ça me rendait nerveuse et plus j'étais nerveuse, plus je pensais à mon état. Difficile de rester concentrée comme ça. Le portail ! Quelle cruche je faisais ! Si le portail était fermé, le docteur n'allait même pas pouvoir entrer. Je courus vers mon sac pour récupérer mes clefs et appuyer sur le bouton pour l'ouvrir. Il n'avait plus qu'à entrer maintenant. Je rejoignis Meyer à nouveau pour compresser sa plaie. Quelques minutes plus tard, le docteur arriva et sortit de sa voiture, précipitamment. Il avait son matériel avec lui et il était accompagné de son ami...

"Vous êtes blessée aussi, Sofia ?" Demanda-t-il, inquiet

"Ce n'est rien, sauvez Meyer, je vous en supplie !"

Il s'occupa aussitôt de lui. De mon coté, les tremblements ne cessaient pas. J'avais du mal à respirer, à présent. Des bouffées de chaleur, des sueurs froides... J'étais totalement paniquée, très angoissée. Prise de vertige, je ne parvins plus à rester debout, je me laissai donc tomber sur les fesses, au sol. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, j'avais l'impression qu'il allait lâcher. Je n'arrivais même plus à réfléchir correctement, c'était juste le gros bordel. Je voulais me débarrasser de toute cette saleté, maintenant. Et puis plus rien, le flou total. Je sanglotai, simplement, parfois je criai, hors de contrôle. J'étais recouverte de bactérie, de saleté, de sang, de tout... Je sentis quelqu'un me soulever. Je tentai de le repousser, en vain. L'instant d'après, je me retrouvai dans ma salle de bain. L'ami de Mundo alluma mon spa et me demanda de retirer mes fringues. Comme je n'y arrivais pas toute seule, il m'aida. J'entrai dans l'eau tandis qu'il s'approcha de moi pour regarder mon visage avant de me soigner. Je restai plusieurs heures dans le spa. Mundo et son ami étaient partis. Meyer était installé dans sa chambre, soigné. Je m'étais calmée, enfin. Mais ne je me sentais pas assez propre, alors je restai dans l'eau, encore....
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Constantine Meyer
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Jeu 18 Avr - 12:19
La suite… J’eus du mal à remettre les choses dans l’ordre. Je crus entendre plusieurs voix différentes, masculines. Je ne savais pas trop combien ils étaient ni de qui il s’agissait. Je ne savais même pas si c’était réel ou si je rêvais. Tout était flou quand je tentai plusieurs fois d’ouvrir les yeux. Mes oreilles bourdonnaient, j’avais mal au crâne et à l’omoplate. On me bougea, je grognai de douleur sans être sûr que ma propre voix passait les limites de ma bouche. J’étais trop éreinté pour en avoir conscience. Et puis… plus rien n’avait d’importance. Je ne pouvais pas bouger, juste subir. Je me sentis partir à plusieurs reprises, crus vraiment mourir. Ça m’était arrivé beaucoup trop de fois… Pourquoi devais-je supporter ma vie ? N’avais-je pas droit à un peu de paix ? Était-ce finalement ça, le seul répit que l’on m’accordait ? Ma famille avait raison, mieux valait avoir corrigé l’erreur dès le début. Ça aurait évité tout un tas d’emmerdes.

- … blessée aussi, Sofia ?

Non, décidément, je ne connaissais pas cette voix. Je voulais dormir et ne plus me réveiller. Qu’avais-je d’autre à faire ? Ma famille me reniait, le camp voulait ma peau et Sofia ne me pardonnerait jamais mon comportem...

- Ce n'est rien, sauvez Meyer, je vous en supplie !

… Quoi ? Comment ça, me sauver ? Après ce que je venais de faire ? Soit cette femme était cinglée, soit… Soit quoi ? Je ne savais même pas qualifier sa réaction. Ça n’avait aucun sens ! Je ne comprenais plus rien. En plus, je n’arrivais pas à réfléchir, tout s’embrouillait dans ma tête. J’étais tellement fatigué… Je crus entendre des cris, ne fus pas certain qu’ils viennent de Sofia ou de quelqu’un d’autre. Je m’éloignais encore. Je sombrai.
Quand j’ouvris les yeux, je ne savais plus où je me trouvais, ni dans quelle position. Je mis un certain temps à me rendre compte que j’étais allongé sur le dos dans le petit lit de la chambre que Sofia me laissait emprunter depuis ma venue ici. Les événements de la matinées firent peu à peu irruption dans ma tête. Mon cœur bondit, je me relevai. Du moins, le voulus-je mais une vive douleur me déchira la poitrine et le dos. Je grognai, me rallongeai, redressai seulement la tête pour observer mon état. Quelqu’un m’avait soigné, recousu et bandé la partie supérieure gauche du torse. Je remarquai que le travail avait été bien fait contrairement à ce dont j’avais droit au camp. Le camp… Au moins là-bas, je frappais sur tout ce qui bougeait sans éprouver le moindre regret. Qui étais-je pour m’en prendre à une personne comme Sofia ? Une personne qui voulait seulement mon bien et me faire oublier les huit ans d’enfer que j’avais vécu à la solde du camp ? Un monstre, voilà ce que j’étais. On me l’avait toujours dit et c’était vrai.
Je laissai retomber ma tête sur le coussin et soupirai, à la fois triste et perturbé. La cause de tous mes malheurs, c’était Meyer. C’était de sa faute si j’avais tant besoin de me battre, parce qu’il devait se défouler. C’était de sa faute si je ne contrôlais pas mes émotions, parce qu’il prenait un malin plaisir à me tourmenter. C’était de sa faute si je m’en étais pris à Sofia. Et en même temps… aurais-je survécu autant d’années sans lui ? Avais-je besoin de sa force autant que ce qu’elle me dérangeait ? Comment vivre de cette façon ? Qui pouvait supporter ça ? A force de me poser toutes ces questions, je recommençais à avoir mal au crâne. Je devais me calmer. Combien d’heures s’étaient écoulées depuis le début de cet entraînement complètement raté ? Je regardai par la fenêtre. Il faisait jour, le soleil semblait haut dans le ciel. Il devait être plus de midi. Je tentai une nouvelle fois de me lever. Je n’avais pas envie de rester allongé à ne rien faire. Alors, en essayant d’oublier la brûlure qui me traversait le torse, je roulai sur le côté droit… et tombai par terre.


- Bordel de m… maugréai-je contrarié.

Ce lit était beaucoup trop petit pour moi. En une semaine, je ne parvenais toujours pas à dormir dedans et me contentais de rester sur le grand tapis par terre. Au moins là, j’avais de la place et, bizarrement, je dormais mieux. Je n’étais plus habitué au confort. Serrant les dents, je me mis debout, vacillai un instant, gardai l’équilibre. Je repérai une écharpe sur la table de chevet, l’enfilai difficilement pour tenir mon bras. Ça allait mieux. Je me dirigeai vers la porte de la chambre. Je redoutais un nouveau face à face avec Sofia. Je ne voulais pas voir son visage déçu, ça ferait trop mal. Partir ? Pour aller où ? Les chasseurs du camp me retrouveraient à coup sûr et, dans l’état où j’étais, il me serait impossible de me défendre. Quand bien même je réussirais à vivre ailleurs, devais-je abandonner Sofia ? Elle qui faisait tant pour moi malgré mon sale caractère ? C’était trop difficile de choisir. J’étais dangereux et le pire, c’était qu’elle n’avait eu qu’un avant goût de ce que j’étais réellement capable de faire. Un jour, l’un de nous deux assassinerait l’autre pour survivre. Je ne voyais pas d’autre alternative. En y pensant, je frissonnai d’horreur et cela réveilla encore plus la douleur de ma blessure. Je l’avais méritée. Mais j’aurais préféré qu’elle me tue…
Je sortis de la chambre, marquai un temps d’arrêt. La maison était très calme… et même trop calme. C’était limite angoissant. D’un pas incertain, je parcourus le couloir, allai vérifier la chambre d’amis et la salle de bain. Personne. Au rez-de-chaussée, c’était également vide de toute présence. Seul le ronronnement du frigo brisait le silence. Au sous-sol, même chose. Où était Sofia ? Se cachait-elle de moi ? Ça ne m’étonnait même pas, je devais l’avoir effrayée. Je réalisai alors qu’il restait un endroit à vérifier : la chambre de la jeune femme. Comme elle m’avait interdit d’y pénétrer, je n’y faisais presque plus attention. Un peu tendu, je remontai à l’étage, retournai dans ma chambre. La porte qui séparait les deux pièces était toujours fermée. Je n’avais jamais essayé de l’ouvrir. Je m’en approchai, posai ma main contre le panneau, écoutai. Rien. J’attendis, espérant percevoir le moindre son pouvant m’indiquer que Sofia se trouvait bien ici et non hors de la maison. Je crus alors percevoir un léger bruit, comme de l’eau. Je n’en fus pas sûr, jusqu’à ce que le bruit recommence, comme si quelqu’un remuait dans un bain. A ce moment-là, un flash me traversa l’esprit et je revis mon sang lui éclabousser le visage. Je grimaçai, secouai la tête, regrettai aussitôt quand des vertiges me prirent.
Je ne devais pas la déranger. De toute façon, je n’avais pas le droit d’entrer. Pourtant, quelque chose m’y contraint : alors que je faisais un pas en arrière pour m’éloigner, un bruit d’éclaboussure me parvint, comme si une baignoire se mettait soudain à déborder. D’accord, je trouvais le côté maniaque de Sofia beaucoup trop exagéré et agaçant parfois. Mais en à peine une semaine, je savais que même de l’eau propre sur un carrelage tout aussi propre pouvait la mettre dans tous ses états. Et là, je ne trouvais pas normal qu’elle se laisse aller à faire déborder de l’eau par terre. Alerté, je rentrai dans la chambre. Elle était vide et, comme je l’imaginais, impeccablement rangée. A ma droite, une porte donnait sur… ah non, le dressing. Ce devait être l’autre porte juste après. Effectivement, les bruits d’écoulement venaient de là. J’ouvris doucement, la main tremblante. Il faisait super chaud là-dedans ! Il y avait de la vapeur d’eau et de la buée partout. Cependant, je pus rapidement distinguer la baignoire… vide. Vide ? Comment ça vide ? Je fis deux pas en avant, aperçus une silhouette à demi allongée au fond de l’eau. Mon cœur rata un battement. Elle essayait de se noyer là ! Ni une ni deux, je me précipitai. Je plongeai mon seul bras valide, attrapai la jeune femme sous la poitrine et la remontai.
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Sofia Ashley
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Jeu 18 Avr - 20:42


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
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 Le calme...Enfin. Je pouvais me vider l'esprit. Profiter de cette accalmie pour me nettoyer, encore et encore. Et, surtout, j'avais le temps de réfléchir à ce qu'il venait de se passer. Je me remémorais la scène dans ma tête, en boucle. J'étais capable de me souvenir des moindres détails. Il ne s'était pas mis en colère subitement, d'un coup... Non. Sa colère était arrivée progressivement, de la même manière que quand on essayait de garder son calme pendant que quelqu'un nous tourmentait. Un mauvais souvenir qui refaisait surface ? Il s'était perdu si loin dans ses pensées qu'il m'avait complètement oublié. Et ce "Ferme ta gueule".... Très violent, comme si celui à qui il était destiné connaissait très bien Meyer et inversement. C'était de le genre de "ferme ta gueule" de lassitude. La façon dont il avait tourné la tête, c'était un signe distinctif pour s'adresser à quelqu'un, dans la précipitation. Un réflexe automatique qui faisait que, quand on s'adressait à quelqu'un, on orientait toujours son visage vers cette personne. C'était comme s'il y avait une troisième personne avec nous, à cet instant, qui tourmentait Meyer. Une hallucination peut être ? Car pour lui, c'était vraiment comme si quelqu'un était là. Mais pourquoi aurait-il eu une hallucination ? Il n'y avait rien dans son dossier qui indiquait qu'il souffrait de ce genre de chose. Je surveillais scrupuleusement ses cigarettes, je nettoyais sa chambre de fond en comble, rien ne pouvait m'échapper. Donc non, Meyer ne se droguait pas chez moi. Il manquait un élément, soit le camp avait caché des choses à son sujet, soit c'était lui qui n'avait pas tout dit. Mais personne de normal ne pouvait céder à une telle violence sans raison.  Une zone d'ombre et j'avais horreur de ça. J'allais devoir sérieusement discuter avec lui.

Les heures passèrent, je nettoyai soigneusement chaque partie de mon corps, chaque particules. Millimètre par millimètre. Et puis j'en profitais aussi pour me détendre, avec les jets de mon spa, ça faisait comme un massage. J'en avais drôlement besoin... C'était parfait pour me détendre les muscles. Les médecins avaient vraiment fait un bon travail, Meyer allait s'en remettre. A mes yeux, au final, c'était tout ce qui comptait. Il allait s'en sortir vivant et je pouvais le jurer, sur la tombe de Roy et de mon bébé, que j'allais tout faire pour retrouver notre quotidien, à Meyer et moi. A présent bien plus relaxée, je plongeai sous l'eau, n'écoutant que le bruit du silence. C'était si calme... Jusqu'à ce que, subitement, je sente une main sous ma poitrine. Bordel ! C'était quoi ça !? L'instant d'après, je fus hors de l'eau et, le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer, je tournai la tête vers... Meyer !? Son avant-bras était carrément en contact avec mon sein, ah ! NON ! Doucement, Soso. Il était inutile de paniquer. Il se faisait du souci, il devait surement penser que j'étais en train de me noyer. Je ne devais pas réagir de manière brusque alors que l'on sortait tout juste d'une situation très tendue. J'inspirai profondément, j'expirai... Même si je sentais clairement le sang monter à la tête, me donnant
surement un teint plus rosé. Autrement dit oui, je rougissais.


"M-..Meyer... C'est vous. Tout va bien, ok ?" Fis-je dans un ton doux, avec un sourire néanmoins forcé.

Il me relâcha aussitôt, j'en profitai pour m'essuyer le visage, retirer l'eau qui pouvait me déranger. Je plaquai ensuite mes cheveux en arrière avant de regarder Meyer à nouveau. Bon sang, avec toute cette buée, il transpirait déjà un peu. Ca lui donnait un air terriblement sexy, je devais avouer qu'il était drôlement bien battis. Je déglutis un instant, avant de reprendre contenance.


"Ca fait surement 5 heures que vous dormez... annonçai-je Tournez vous. Je vais sortir."

Je sortis du spa, prenant soin de poser les pieds sur mon tapis pour ne pas mouiller le sol. D'ailleurs, il l'était, je devais vite passer la serpillière. Je récupérai mon peignoir, que j'enfilai rapidement avant de prendre la dite serpillière de secours qui était toujours rangée dans mon placard. J'épongeai soigneusement le sol, j'en oubliai presque Meyer.

"Le médecin m'a laissé des médicaments pour vous. Ce sont des anticoagulants, je crois, c'est pour éviter les caillots. Il y a aussi des anti-douleurs. Et je devrais changer vos pansements tous les deux jours."

J'essorai ma serpillière puis je la rangeai à sa place. Laissant traîner un court silence. Une nouvelle serviette entre les mains, je commençai à m'essuyer les cheveux, lentement, pour ne pas les abîmer.

"Je suis sincèrement navrée de vous avoir tiré dessus. J'espère que vous allez me pardonner ? En tout cas... L'essentiel, c'est que nous allions bien, vous et moi. Et... Nous n'avions pas besoin d'aller à l'hôpital, personne ne sait ce qu'il s'est passé, sauf Mundo. Alors vous n'avez pas de soucis à vous faire, d'accord ?"

Un nouveau sourire, plus sincère cette fois. Heureusement, la plaie de ma lèvre était sur le coté et non pas au milieu, elle allait pouvoir cicatriser plus vite, comme ça. Je m'assis sur le bord du spa, regardant Meyer dans les yeux. Oui, j'allais le gronder. très fort, oui. Car oui, il avait osé entrer dans ma chambre et ça, c'était totalement interdit. Mais pas maintenant, il avait surement besoin de se sentir rassuré.
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Constantine Meyer
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Jeu 18 Avr - 21:44
Pas de toux, pas d’air paniqué. Au contraire, elle rougit comme une tomate et parut très surprise de me voir.

- M… Meyer… C'est vous. Tout va bien, OK ? dit-elle d’un ton rassurant.

Alors… elle ne voulait pas se noyer ? Merde… Je me sentis rougir aussi quand mon regard tomba malencontreusement sur sa poitrine. Je la lâchai et reculai de quelques pas. J’allais partir en m’excusant quand elle reprit la parole.


- Ça fait sûrement cinq heures que vous dormez… Tournez vous. Je vais sortir.

J’obéis, l’entendis descendre de la baignoire. Une multitude de parfums me chatouillèrent les narines. Je fronçai le nez, les yeux rivés sur la porte.

- Le médecin m'a laissé des médicaments pour vous, déclara Sofia toujours aussi calme. Ce sont des anticoagulants, je crois, c'est pour éviter les caillots. Il y a aussi des antidouleurs. Et je devrai changer vos pansements tous les deux jours.

Je pouvais le faire moi-même. Je l’importunais déjà bien assez. Moi aussi je l’avais blessée physiquement. Pourquoi pensait-elle à moi au lieu de prioriser sa santé ? C’était absurde, je ne méritais pas autant de respect de sa part. Un silence gênant s’installa entre nous. Je l’entendis éponger le sol et essorer une serpillière. De légers mouvements dans l’air me firent supposer qu’elle était en train de se sécher énergiquement les cheveux. Je tournai la tête. Elle s’était vêtue d’un peignoir.

- Je suis sincèrement navrée de vous avoir tiré dessus.

Mon estomac se noua. On y venait…

- J'espère que vous allez me pardonner ?

Quoi ? Lui pardonner ? C’était à moi de demander pardon, pas à elle ! Elle enchaîna sur le fait que l’essentiel était que nous allions bien tous les deux. Nous n’avions pas eu besoin d’aller à l’hôpital car elle avait fait venir un médecin qu’elle connaissait bien et qui répondait au nom de Mundo. Elle insista sur le fait que je ne devais pas me faire de souci, et m’accorda un sourire sincère. J’étais… sidéré. D’abord par sa réaction vis-à-vis de ce que nous venions de vivre. C’était impossible, elle ne pouvait pas être aussi tolérante, ça cachait quelque chose. Elle était trop gentille. Alors pourquoi les types du camp la voyaient-ils tous comme quelqu’un de désagréable à vivre ? Mise à part son côté maniaque, je ne voyais pas ce qu’il y avait à reprocher à cette femme. Vraiment. Ce qui me choquait aussi demeurait tout autre chose. Elle ne portait pas son bandeau, je voyais ses yeux. Et ils étaient rivés sur les miens. Leur couleur azur était déstabilisante, j’eus du mal à en décrocher le regard. J’y parvins après quelques secondes d’un nouveau silence gênant, posai la main sur la poignée de la porte. J’ouvris la bouche, à demi seulement. Aucun mot ne voulut sortir. Je croisai de nouveau son regard, baissai les yeux. Incapable de faire ou dire quoi que ce soit, je sortis de la salle de bain puis de la chambre.
Une fois dans le couloir, je jurai à voix basse. J’étais vraiment un pauvre idiot ! Même pas foutu de m’expliquer correctement, remettre les choses à leur place, m’excuser… Je serrai les poings, grimaçai de douleur. Une bonne cigarette, voilà ce dont j’avais besoin, là, maintenant. Je filai dans ma chambre, récupérai un paquet presque vide avec un briquet. Je me rendis ensuite sur le toit. Il faisait toujours aussi beau que ce matin. J’allai tout au bout, là où j’avais l’habitude de m’asseoir en laissant mes jambes se balancer dans le vide. D’ici, j’avais une vue panoramique sur l’ensemble du jardin. Je frissonnai en regardant l’endroit où Sofia et moi nous étions battus tout à l’heure. Ma veste de sport et mon tee-shirt se trouvaient toujours sur la branche du gros arbre. Je soupirai, allumai une cigarette. Combien de temps allais-je tenir ainsi sans péter encore un plomb en présence de la jeune femme ? Combien de temps pourrais-je retenir mon côté hybride depuis la dernière fois ? Parviendrais-je à le lui cacher ? Ça me paraissait tout bonnement impossible. Si ça arrivait, je ne devais pas me trouver à la villa. Il fallait que je m’isole quelque part en espérant m’en sortir vivant. Je devais peut-être penser à aller faire une balade dans la forêt d’à côté pour repérer un endroit...
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Jeu 18 Avr - 23:17


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
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 J'aurais dû lui dire que mes yeux étaient plus haut mais vu les circonstances... De toute façon, un corps c'était un corps, je n'étais pas spécialement pudique, mais bon, j'allais pas non plus me montrer nue devant tout le monde. Là, c'était juste une question de circonstance. De contexte. Alors je pouvais me dire que ça allait. Et puis il restait un homme, malgré tout, sa réaction était normale. Bref, il resta silencieux tout le long de mes explications. Je décelais même dans son regard de l'incompréhension. Evidemment, il se disait forcément que c'était à lui de s'excuser et il aurait entièrement raison de le faire. N'importe qui d'autre l'aurait déjà foutu à la porte. Voir pire. Rendu au camp, signant purement et simplement son arrêt de mort. Alors oui, encore une fois, indirectement, il me devait la vie. Une cartouche que je gardais volontiers de coté si un jour il décidait de me casser les ovaires. Un argument de poids pour lui faire fermer sa bouche. C'était un peu "connasse" comme façon de faire, mais je connaissais bien les hommes, ce genre de chose marchait bien avec eux. Surtout ceux avec un petit ego comme Meyer. Mes yeux ancrés dans les siens, je me laissai perdre un instant dans son regard émeraude. Il posa la main sur la poignée de la porte et sortit en silence. Il baissa même le regard, l'air honteux. J'étais... Déçue. Vraiment déçue. C'était à lui d'expliquer certaines choses mais il semblait fuir le dialogue. Pire, fuir des responsabilités. C'était, de toute évidence, quelque chose de grave que l'on me cachait. Assez grave pour Meyer, du moins. Je terminai de me sécher avant d'aller dans ma chambre pour m'habiller d'une tenue légère, confortable et pratique pour la maison. Une petite robe noire, toute simple.

J'ouvris la porte de la chambre de Meyer, il n'était pas là. Je descendis donc au rez-de-chaussé, pour essayer de le trouver. Mais là aussi, personne. Bon, s'il était nerveux, il était surement en train de fumer sur le toit, il adorait s'asseoir sur le bord en laissant ses jambes dans le vide. Il ne me restait plus qu'à le rejoindre, dans ce cas. Je préparai donc mes propres cigarettes. Un mélange de plantes : Tilleul, Camomille, Feuilles d'oranger, Verveine... Bref, j'ignorais si, médicalement, ça fonctionnait vraiment mais pour moi, ça m'aidait. Ca me détendait. Alors c'était l'essentiel. En plus, ça dégageait une odeur très agréable. Je récupérai ensuite des oranges fraîches que je coupai en deux pour préparer du jus d'oranges. Ma cigarette entre les lèvres, je pris les deux verres dans mes mains avant de monter à l'étage. Je gagnai rapidement le toit et, comme je le pensais, Meyer était à "son" endroit. Je le rejoignis en douceur, pour ne pas le brusquer. Il ne manquait plus que de le voir tomber en bas à cause d'un sursaut. Je m'assis à coté de lui en posant son jus d'orange sur le rebord du toit. Je lui demandai ensuite du feu pour allumer ma cigarette. Je tirai une fois dessus avant de souffler la fumée.  


"Vous pouvez salir notre maison, ça peut arriver. Vous pouvez oublier mes lingettes, ça peut arriver. Mais rentrer dans ma chambre, je vous l'ai déjà dit, c'est interdit. Ca ne se reproduira plus, hm ? Oui ?"

Je le regardai, souriante, mais mon ton était tout de même sévère, presque glacial, perçant. Je sirotai mon jus, profitant ainsi de la brise légère. J'avais remis mon bandeau, entre temps. Mes cheveux étaient secs, également. Hors de question de tomber malade à cause des cheveux humides, dans le vent. Comme à son habitude, Meyer restait silencieux. J'avais vraiment du mal à entamer le dialogue avec lui... Je ne savais jamais comment m'y prendre.

"Vous êtes conscient qu'à un moment ou un autre nous allons devoir discuter de ça, Meyer ?"

Je posai mon verre de jus d'orange, avant de tourner le regard vers lui.

"Et je vais être honnête avec vous. On me cache quelque chose, que ce soit vous ou le camp, on ne m'a pas tout dit à votre sujet. Mais je ne vais pas insister, c'est à vous de vouloir en parler. Je ne suis pas ici pour vous mettre mal à l'aise, ni vous oppresser. Si vous ne voulez rien dire, alors soit, je vais rester ici avec vous, pour profiter de la vue."

Je tirai une nouvelle fois sur ma cigarette, avant de souffler lentement, dans un soupire d'aise. Je m'étais volontairement mise à coté de Meyer de sorte à ne pas recevoir la fumée de son tabac au visage. Je n'aimais pas du tout cette odeur.
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Ven 19 Avr - 14:40
Les minutes passèrent. De cette hauteur, je ressentais un léger souffle de vent très agréable. Il me remonta un peu le moral, bien que ce ne fut pas assez efficace pour m’éviter de penser à la grosse bêtise que je venais de faire. Comment réparer ça ? Ça me semblait tout bonnement infaisable. Pourtant, Sofia ne m’avait pas réprimandé. Pas de colère, pas le moindre agacement. Pas de menace de renvoi au camp. Rien. C’en était presque frustrant. Je n’arrivais pas à la comprendre. En même temps, nous ne discutions pas beaucoup. Et je savais que c’était de ma faute. Je n’aimais pas parler. De toute façon, avec qui le pouvais-je au camp ? Quand on m’adressait la parole, c’était pour me donner des ordres ou m’insulter. Durant les quatre années que je passai auprès du vieil homme, j’écoutais plus que ce que j’ouvrais la bouche. Il avait des tas de trucs à raconter sur Nekai et ses alentours, ses expériences, ses croyances, son mode de vie, son passé, ses enseignements… Je lui devais pas mal d’astuces de survie en forêt, de connaissances de la nature et même de techniques de défense. Malgré son âge, il était résistant… jusqu’à ce que la maladie l’emporte. En y pensant, je me dis qu’un jour, il faudrait que je retrouve l’endroit où je les avais enterrés, ma mère et lui. Je n’étais pas sûr de m’en souvenir…
Le couinement de la porte du toit me sortit de mes songes, suivi d’une douce odeur d’oranges et du parfum habituel de Sofia. Sa seule présence me tendit et je n’osai pas la regarder quand elle vint s’asseoir près de moi. Du coin de l’œil, je la vis poser deux verres remplis de jus d’orange entre nous, et mettre une de ses cigarettes aux plantes à la bouche. Je ne comprenais pas ce délire de fumer de la camomille et du tilleul alors que c’était bien meilleur de les boire… Chacun ses goûts. Elle me demanda du feu. J’actionnai le briquet devant elle, attendis que sa cigarette s’embrase, le rangeai. Un silence.


- Vous pouvez salir notre maison, ça peut arriver, finit-elle par dire. Vous pouvez oublier mes lingettes, ça peut arriver. Mais rentrer dans ma chambre, je vous l'ai déjà dit, c'est interdit. Ça ne se reproduira plus, hm ? Oui ?

Au moins, elle ne perdait pas le Nord concernant les règles de la maison. Je n’y serais jamais allé si je n’avais pas cru à cette bête histoire de noyade. Honteux en pensant à cet épisode gênant, je me contentai de hocher la tête pour lui signaler que j’avais bien compris. Nouveau silence. Elle sirota son verre de jus d’orange, apprécia sa cigarette. Des effluves me survolèrent.

- Vous êtes conscient qu'à un moment ou un autre, nous allons devoir discuter de ça, Meyer ?

Un léger raclement de verre sur le béton. Elle avait posé le récipient. Bien sûr, elle ne parlait pas du fait que je venais de la voir nue dans sa salle de bain... Je savais très bien que j’allais devoir m’expliquer concernant mon agressivité… Mais comment ?

- Et je vais être honnête avec vous, ajouta-t-elle sérieusement. On me cache quelque chose, que ce soit vous ou le camp, on ne m'a pas tout dit à votre sujet.

Ça, c’était clair. Et personne n’avait à le savoir. J’étais déjà considéré comme une anomalie à cause de mon hybridation ratée, on n’avait pas besoin de connaître également l’existence de Meyer. Ça ne ferait que détériorer encore plus ma piètre image.

- Mais je ne vais pas insister, c'est à vous de vouloir en parler, dit Sofia plus légèrement. Je ne suis pas ici pour vous mettre mal à l'aise, ni vous oppresser. Si vous ne voulez rien dire, alors soit, je vais rester ici avec vous pour profiter de la vue.

Ah. Moi qui avais l’habitude d’être seul sur le toit, je me retrouvais dans une situation bien embarrassante désormais. Mais peut-être le demeurerait-elle moins si j’osais parler. Par où commencer ? Que devais-je dire, que devais-je continuer de cacher ? Nous nous connaissions depuis seulement une semaine. Pouvais-je faire confiance à Sofia ? Je ne savais rien d’elle non plus, mis à part son métier de Consultante doublé à celui d’Hunter. Si, qu’elle aimait la musique aussi, et son malheureux penchant pour la propreté. Voilà. Je réalisai alors que, finalement, j’en savais beaucoup plus sur elle qu’elle sur moi. C’était peut-être ce qui l’agaçait, même s’il ne s’agissait que de petites informations. Connaître l’hybride avec qui elle partageait sa maison devait être important pour elle, j’aurais dû m’en douter. Je ne pouvais pas rester secret aussi longtemps, il fallait bien que nous partagions certaines choses ensemble. Je travaillais pour elle. Je l’avais accepté, m’étais… soumis devant tout le monde au camp, ce jour-là. Soumis. Je détestais ce mot. Un désagréable frisson me traversa à ce souvenir. Je m’étais senti tellement humilié, de la même façon que lorsque je vivais encore chez les Inoue. Le fait d’être considéré comme son égal par le vieil homme m’avait redonné un peu d’espoir… très vite disparu à mon arrivée au camp. Un véritable ascenseur émotionnel. Comment avoir confiance en soi et en les autres avec ça ?
L’esprit complètement embrouillé, j’écrasai ma cigarette à moitié consommée dans une fissure du béton, rangeai le reste dans le paquet pour ne pas gaspiller. Je n’avais plus envie de fumer. Et puis…


- On m’a trouvé dans la forêt… y a huit ans, déclarai-je enfin. C’est sûrement comme ça que commence mon dossier.

Un hochement de tête de sa part me le confirma. Évidemment, personne ne savait d’où je venais avant. On ne m’avait pas posé la question et considéré immédiatement comme une hybride sauvage.

- J’ai passé quatre ans dehors. Et les seize années précédentes dans une maison… celle de cette famille d’hybrides nobles dont j’t’ai parlé l’autre fois.

Le lendemain de mon entrée chez Sofia, je lui avais révélé ma provenance sans toutefois détailler plus que ça. Il était peut-être temps d’en dire davantage. Le regard rivé sur le jardin face à moi, je poursuivis.

- J’sais pas grand-chose de mes parents, à part que mon père était humain et ma mère l’hybride qui faisait partie de cette famille.

Durant la semaine où je pus m’occuper d’elle, Noriko me parlait beaucoup de sa rencontre avec Konstantin, de l’homme qu’il était, ce qui l’avait charmée chez lui, des rêves qu’elle voulait accomplir à ses côtés. Je ne savais pas à quoi il ressemblait mais, d’après elle, j’étais son portrait craché. Je me gardai de révéler cela à Sofia. Elle n’avait pas à savoir.

- Quand ils ont appris qu’un des leur venait de les trahir, ils ont réduit mon père en esclavage et voulu m’empêcher de naître.

Je me disais souvent que ça aurait été mieux ainsi.

- Ma mère a menacé de se suicider pour pouvoir me garder. Ils ont accepté mais à la place, ils ont tué mon père.

C’était comme ça que je voyais les choses. De toute manière, peu importait la façon dont mon père avait perdu la vie, exécuté ou souffrant, c’était la même chose. La faute leur revenait entièrement.

- Pour eux, les humains ne valent rien, ils ne sont que des envahisseurs venus troubler leur vie paisible, ils ne méritent pas de les côtoyer, dis-je avec amertume.

Ces sales raclures restaient rancuniers depuis que les êtres humains avaient pénétré leur terre sacrée en 1942. J’avais lu beaucoup de livres sur l’histoire de Nekai. Et tout ce que j’en avais retenu, c’était que chaque espèce avait sa part de responsabilités, et que personne ne devait se donner le droit de maltraiter quiconque pour ce qu’il était. A la base, Nekai appartenait aux hybrides. Mais tous les humains n’étaient pas mauvais. Ma colère ne s’arrêtait pas seulement à la famille Inoue. J’étais bien plus révolté par ce que Nekai était devenue aujourd’hui à cause de la stupidité des gens.


- J’aurais pu vivre dans leur cave comme mon père mais tant que ma mère était en vie, ils n’avaient pas le droit de me toucher. Ils ont quand même fait une exception.

Je tendis la main droite devant Sofia, paume vers le ciel. En son centre, on pouvait parfaitement voir un « I » majuscule marqué au fer. Il ressemblait un peu à un « H ».

- Ça veut dire que je leur appartiens en tant qu’esclave. Parce que j’ai jamais présenté de signe d’hybridation.

Je ramenai ma main vers moi, inspirai profondément, réfléchis. Non, impossible de lui parler de ça. Je ne savais pas si on parlait de mon défaut d’hybridation dans mon dossier. Mais si c’était pas le cas, alors je préférais qu’il reste secret. C’était tout ce que j’avais hérité de ma génitrice et mon propre corps ne l’acceptait même pas. Et je me détestais pour ça.

- J’ai eu le droit de voir ma mère seulement une semaine avant sa mort, poursuivis-je en baissant les yeux sur les buissons qui se trouvaient en contrebas. Ils m’ont accusé de l’avoir tuée. Alors j’me suis enfui.

J’évitai de regarder Sofia. A ce moment-là, elle pouvait s’imaginer n’importe quoi. Elle n’était pas obligée de me croire étant donné la haine que je vouais aux Inoue. Si ça se trouvait, pour elle, j’avais vraiment assassiné ma mère par pure vengeance avant de fuir comme un lâche. Que pouvais-je faire d’autre ? Ma mère n’étant plus, ils pouvaient me traiter comme ils l’avaient fait avec mon père et je ne voulais pas finir comme lui. J’omis volontairement de dire que j’avais emporté le corps de Noriko et que je l’avais enterrée moi-même quelque part dans la grande forêt de Nekai. D’ailleurs, je n’ajoutai rien de plus. J’en avais dit bien assez à mon goût. Même si ça ne justifiait pas entièrement mon comportement lors de l’entraînement de tout à l’heure, je ne pouvais pas en dire plus. Sofia devrait se contenter de ça.
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Sofia Ashley
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Ven 19 Avr - 17:16


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
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 Mon approche se voulait très douce, mais elle avait aussi pour but de mettre Meyer dans une impasse. Il allait se sentir mal à l'aise, maintenant, avec moi à coté qui ne disais rien. Juste après m'avoir arrangé le portrait, en plus de ça. Il allait parler, dire quelque chose, j'en étais certaine. Pour l'heure, il restait toujours aussi silencieux. Hé ben... Même un fossoyeur serait quelqu'un de plus amusant, comparé à lui. Il devait surement réfléchir à ce qu'il allait dire, comment le dire. Il écrasa sa cigarette dans une fissure du béton. Mon sang ne fit qu'un tour. Déjà, pourquoi il y avait une fissure ici ?! Et ensuite, comment osait-il répandre de la cendre sur mon toit ? Au moins, il ne jeta pas le mégot - ou plus la moitié de la cigarette - par terre. Et ça aussi, il le savait. Je n'avais jamais retrouvé de mégots au sol. Pas un.

"On m’a trouvé dans la forêt… y a huit ans. C’est sûrement comme ça que commence mon dossier."

C'était même la première chose d'indiqué. Ca, et son tempérament violent. J'hochai la tête, en guise de réponse.

J’ai passé quatre ans dehors. Et les seize années précédentes dans une maison… celle de cette famille d’hybrides nobles dont j’t’ai parlé l’autre fois."

Je m'en souvenais oui. Il m'avait déjà parlé de ça mais nous n'avions pas poursuivis la conservation. Il l'avait plus ou moins esquivé en posant des questions sur moi.

"J’sais pas grand-chose de mes parents, à part que mon père était humain et ma mère l’hybride qui faisait partie de cette famille"

Les hybrides nobles, je ne les appréciais pas spécialement. Pour moi c'était juste des profiteurs. Bref, j'ignorai que son père était un humain. Ca pouvait peut être expliquer pourquoi il n'avait aucun trait hybride visible. Et je disais bien visible. Car je savais ce qu'il y avait dans le dossier.

"Quand ils ont appris qu’un des leur venait de les trahir, ils ont réduit mon père en esclavage et voulu m’empêcher de naître. Ma mère a menacé de se suicider pour pouvoir me garder. Ils ont accepté mais à la place, ils ont tué mon père."

C'était assez tordu comme histoire. Et ça confortait l'idée que j'avais des nobles. Meyer n'avait pas démarré la vie de la meilleure façon possible. Mais au moins, il était vivant. Il ne réalisait peut-être pas à quel point c'était ça, l'essentiel. Il était en vie. Beaucoup n'avaient pas cette chance.  Et j'étais très bien placée pour le savoir.

"Pour eux, les humains ne valent rien, ils ne sont que des envahisseurs venus troubler leur vie paisible, ils ne méritent pas de les côtoyer." dit-il avec amertume.

Et c'était pour ces gens là que l'état de cette ville utilisait son argent ? J'avais bien envie d'aller leur rendre une petite visite. Je savais exactement comment faire pour tuer quelqu'un sans laisser la moindre trace. Et j'avais largement assez de contacts pour faire disparaître les corps.


"J’aurais pu vivre dans leur cave comme mon père mais tant que ma mère était en vie, ils n’avaient pas le droit de me toucher. Ils ont quand même fait une exception."

Tu parles d'une vie... Enfermé dans une cave ? Meyer tendit la main devant moi en levant la paume vers le ciel. Je regardai pour y voir une petite marque au fer rouge. C'était un "I" majuscule. On faisait pareil avec le bétail pour reconnaître les propriétaires.

"Ça veut dire que je leur appartiens en tant qu’esclave. Parce que j’ai jamais présenté de signe d’hybridation."

Il ramena sa main vers lui avant se soupirer lourdement. D'après le dossier, il arrivait qu'une aile lui poussait subitement dans le dos, mais pas très jolie. Qualifiée de "monceau de chair dégueulasse" par l'un des soldats du camp.

"J’ai eu le droit de voir ma mère seulement une semaine avant sa mort. Ils m’ont accusé de l’avoir tuée. Alors j’me suis enfui."

Cette pauvre femme avait simplement trop souffert de la perte de son amour. Ca tombait sous le sens. Et là aussi, je savais exactement de quoi je parlais. La même chose aurait pu m'arriver. Je sentis une immense colère monter en moi. Je pouvais parfaitement comprendre ce que Meyer ressentait. Je serrai la mâchoire si fortement que je crus un instant que mes crocs allaient éclater. C'était impardonnable, ce que ces hybrides avaient fait subir à une famille innocente. Impardonnable. Lentement, je levai ma main pour la glisser derrière la nuque de Meyer. S'en suivirent des caresses réconfortantes. Il ne voulait pas de ma pitié, je le savais. Il était trop fier pour accepter la compassion d'une autre personne. Ca expliquait la colère qu'il gardait en lui, son agressivité. Mais pas envers moi. Je faisais tout pour lui offrir une vie plus confortable, il n'avait aucune raison cohérente de s'en prendre à moi. Surtout qu'il était libre de s'en allait si la vie que je lui proposais ne lui convenait pas. Il y avait autre chose, de moins rationnel. Mais tant pis, je n'allais pas insister davantage. Il m'en avait déjà beaucoup dit, j'étais contente d'en apprendre un peu plus sur lui.

"Merci pour votre confiance, Meyer. Je suis vraiment touchée que vous acceptez de partager ça avec moi."Déclarai-je, douce.

Je gardai le silence, un instant, avant de me lancer. Tant pis, j'étais beaucoup trop en colère.


"Si cette famille de noble vous rend toujours si triste aujourd'hui, je me ferais un plaisir d'aller leur rendre visite. J'attendrai vos ordres. Et quand vous me le direz, j'irais les tuer, un à un."

Je le regardai, souriante.

" Mais sachez juste qu'ici, avec moi, vous êtes en sécurité. Vous êtes libre. Et à mes yeux, vous n'avez rien d'un raté. Et je sais qu'au fond de vous, vous êtes désolé pour m'avoir frappé. Alors j'accepte vos excuses. Tout va bien, d'accord ?"

Je me levai ensuite, m'excusant auprès de Meyer. Je lui indiquai que j'avais une urgence à traiter. je partis en courant, très vite. Je n'en pouvais plus, c'était trop dur à supporter. Je revins rapidement sur le toit, avec mon petit aspirateur portable pour aspirer les cendres que Meyer avait fait tomber dans la fissure du béton. Je poussai un soupire de soulagement. Ca faisait un bien fou, de savoir que mon toit était, à présent, aussi propre que l'intérieur de la villa. Car oui, je faisais aussi le ménage sur le toit. Je pris ensuite mon téléphone pour composer le numéro d'un maçon que je connaissais.

"Bonjour ! C'est Sofia. J'aurais besoin de vous en urgence, s'il vous plait. Il y a une énorme fissure sur mon toit. Pourriez-vous venir la réparer, dès que possible ?"

Bon... La fissure n'était peut-être pas si grosse... Mais moi, maintenant, je ne voyais que ça. Il fallait s'en débarrasser ! Réparer ça au plus vite, sinon j'allais devenir folle. Et tant pis si je devais y mettre le prix.

"Parfait ! A demain alors, au revoiiiir !"

Contente, je raccrochai mon téléphone avant de revenir sur Meyer.
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Ven 19 Avr - 18:22
Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre venant d’elle. Allait-elle comprendre ? Se moquer ? Me dénigrer ? Ne rien dire du tout ? Je ne savais pas forcément utiliser mon côté hybride pour dénicher les émotions et les changements de comportement. Mais là, il me semblait ressentir pas mal de colère émanant d’elle. Juste après, la surprise. MA surprise, voulais-je dire. Car elle avait levé la main pour me grattouiller la nuque. M… mais qu’est-ce qu’elle foutait ? Elle me prenait pour son chien ou quoi ? Malgré le frisson que le contact de ses ongles sur ma peau me procurèrent, je me décalai pour l’empêcher de continuer. Je ne lui avais pas raconté tout ça pour récolter la moindre compassion. Elle voulait me connaître un peu plus, elle savait maintenant, point. Pas la peine d’être… comme ça. Je ne savais pas pourquoi j’étais si agacé. Elle souhaitait seulement se rapprocher de moi. J’avais encore du mal avec elle, même si elle était gentille. Je n’avais pas besoin de me sentir réconforté, encore moins de cette façon. M’étais-je tant endurci ?

- Merci pour votre confiance, Meyer, dit-elle apparemment contente. Je suis vraiment touchée que vous acceptiez de partager ça avec moi.

Au moins, c’était fait et plus à faire…

- Si cette famille de nobles vous rend toujours si triste aujourd'hui, je me ferai un plaisir d'aller leur rendre visite, ajouta-t-elle d’un ton beaucoup plus sévère à présent. J'attendrai vos ordres. Et quand vous me le direz, j'irai les tuer, un à un.

Cette fois, je ne pus m’empêcher de la regarder, choqué. Elle était sérieuse là ? Visiblement, elle ne savait pas à qui elle avait affaire. Mieux valait ne pas s’attaquer aux Inoue.

- Mais sachez juste qu'ici, avec moi, vous êtes en sécurité. Vous êtes libre.

C’était vraiment trop bizarre d’entendre quelqu’un me dire ça.

- Et à mes yeux, vous n'avez rien d'un raté. Et je sais qu'au fond de vous, vous êtes désolé pour m'avoir frappé. Alors j'accepte vos excuses. Tout va bien, d'accord ?

Je n’avais pas demandé pardon… En serai-je seulement capable ? Peut-être en doutait-elle également et préférait-elle prendre les devants pour camer la situation une bonne fois pour toutes. Encore une fois, c’était beaucoup trop avenant de sa part. Elle pouvait tout aussi bien attendre et m’en faire baver jusqu’à ce que je m’excuse. Ce serait même plus logique. Sa sensibilité allait finir par la perdre… Elle termina sa cigarette, se leva soudain en prétextant devoir régler une urgence. Quelle urgence ? Elle n’avait pas reçu de coup de téléphone, je ne voyais pas ce qu’il y avait d’urgent. Elle quitta le toit. Bon. Je baissai les yeux. Elle avait laissé son verre de jus d’orange vide et l’autre toujours plein. Je m’emparai de ce dernier, le bus d’une traite. Il était bon et me fit plus de bien que ce que je croyais. Le bruit de la porte me parvint bientôt et la demoiselle revint avec son aspirateur portable. Elle aspira la fissure dans laquelle j’avais laissé la cendre de ma cigarette. Ah… Cette femme était décidément folle. Je la regardai faire, les sourcils froncés d’une peine ironique. Quand elle considéra que tout était propre, elle prit son téléphone et composa un numéro.

- Bonjour ! C'est Sofia. J'aurais besoin de vous en urgence, s'il vous plaît. Il y a une énorme fissure sur mon toit. Pourriez-vous venir la réparer, dès que possible ?

Je me détournai en levant les yeux au ciel. Toujours dans l’abus. Cette fissure était minuscule.

- Parfait ! dit-elle au bout de quelques secondes. A demain alors, au revoiiiir !

Et elle allait dépenser combien d’argent pour une malheureuse fissure ? Non, finalement, je préférais ne pas lui demander. Je m’en fichais. Dans un soupir, je me levai. Enfin… je me levai comme je pus avec un bras invalide. En voulant faire attention à mon équilibre pour ne pas chuter du toit, mon pied rencontra un des deux verres… qui passa par dessus bord. J’entendis Sofia s’exclamer et se jeter pour le rattraper. Cependant, elle calcula très mal son élan et je dus la saisir de justesse par le col de sa robe pour lui éviter de finir en crêpe. Ou plantée dans les buissons, au choix. Bordel mais c’était qu’un verre ! Je la ramenai vers moi, agacé mais aussi étonné par mes propres réflexes. J’aurais aussi bien pu la laisser s’étaler en bas… A croire que je tenais plus à elle que ce que je croyais.
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Sofia Ashley
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Sam 20 Avr - 12:07


   


   


   
   
Un peu d'entraînement


   
Feat. Meyer


 
 Bon, Meyer était à nouveau silencieux. J'en conclus donc que la conversation était terminée... Jusqu'à la prochaine. Je n'en avais pas terminée avec lui. Après tout, il vivait sous mon toit et je le laissais libre de considérer MA villa comme la sienne. Alors oui, j'étais totalement en droit de savoir avec qui je vivais. Surtout si cette personne pouvait se montrer dangereuse. Bref, je m'abstins de tout commentaire, la situation n'était plus vraiment propice à présent. Meyer semblait être un peu comme une huître : Quant il décidait de se fermer, c'était trop difficile ensuite pour lui de s'ouvrir à nouveau. Alors j'allais juste laisser le temps faire. J'ignorais juste combien de temps ça pouvait représenter. J'étais patiente, heureusement, et compréhensive. Il soupira, avant d'essayer de se lever. Instinctivement, je fis un pas vers lui, mais je me ravisai rapidement. Il allait encore râler si je voulais l'aider, alors autant rester là. Son pied heurta l'un des verres. Et là, tout s'arrêta autour de moi. Le drame. Comme si tout se passait au ralentis, je vis le verre tomber lentement. Sans réfléchir, je me précipitai vers lui pour tenter de le sauver, coûte que coûte. L'idée de voir des morceaux de verre dans mon jardin me fis frissonner d'horreur.. Non, de terreur même ! Hélas, je ne fus pas assez rapide. Le verre chuta, se brisant sur le sol. Dans mon élan, je passai par dessus le petit muret. Putain... J'allais tomber ! Je sentis, au dernier moment, un main agripper le col de ma robe pour me tirer en arrière. L'instant d'après, je me retrouvai contre Meyer.

"Vous auriez pu faire attention !" Fis, un peu en colère.

Je posai ma main sur son torse, un court instant. Bon, oui, il m'avait évité de finir fracassée contre le bitume, plus bas, mais quand même. Le verre ! Légèrement tremblante, je n'osai pas me retourner pour aller vérifier l'étendu des dégâts. Ca devait être un véritable carnage. De quoi avait l'air mon jardin, à présent ? Un tas de ruine ! Un endroit invivable ! Tout ça à cause de lui ! Et de son gros pied !


"A cause de vous, je vais devoir en racheter un autre, sinon ça va faire un nombre de verres impair ! C'est très grave Meyer ! Je ne suis pas contente du tout !"

Je me décollai de lui avant de me précipiter dans le jardin. Je fis un rapide passage dans la cuisine pour récupérer un aspirateur de secours. Oui, j'avais un aspirateur de secours dans presque toutes les pièces. Pour gagner du temps en cas de crise, comme là. Une fois dans le jardin, je ne pus que contempler, impuissante, ce terrible spectacle. Il y avait du verre partout, il était irrécupérable. J'aspirai donc tout, pendant plusieurs minutes, jusqu'à être certaine qu'il ne restait plus rien. Je regardai ensuite en l'air pour fixer Meyer, l'air vraiment pas contente. Je brandis, l'air menaçante, le petit aspirateur vers lui.

"La prochaine fois, c'est vous qui irez m'acheter un nouveau verre !"

Furax, j'allai chercher mon sac qui reposait prêt du grand arbre avant de quitter la villa. Il ne me restait plus qu'à allait dans la boutique du coin pour m'acheter un verre.
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Constantine Meyer
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Sam 20 Avr - 13:55
Malheureusement pour le verre, il termina sa course en bas et se fracassa en mille morceaux.

- Vous auriez pu faire attention ! s’exclama-t-elle mécontente. A cause de vous, je vais devoir en racheter un autre, sinon ça va faire un nombre de verres impair ! C'est très grave Meyer ! Je ne suis pas contente du tout !

Elle recula, je restai totalement impassible. En fait, j’étais partagé entre l’envie de rire, le désespoir et la colère. Sérieusement, elle se prenait trop la tête… « C’est très grave ! » Mon cul oui ! Si je l’égorgeais avec un débri, là ça allait être très grave ! Je redescendis en tension. Sa gentillesse ne serait pas le seul trait de son caractère qui la perdrait... Ne prenant pas la peine de répondre, je la suivis des yeux tandis qu’elle quittait le toit. Bientôt, je la vis en bas en train d’aspirer les bouts de verre avec son aspirateur portable. Quand elle termina, elle leva le visage en l’air pour me regarder. Elle me pointa avec son aspirateur, l’air menaçant.

- La prochaine fois, c'est vous qui irez m'acheter un nouveau verre !

Si ça lui faisait plaisir… Et puis au moins, j’aurais l’occasion de sortir un peu d’ici sans qu’elle soit collée à mes basques. D’un pas furieux, elle se rendit près du grand arbre, récupéra son sac. Quelques minutes plus tard, sa voiture franchissait le portail de la villa. Elle allait sûrement racheter tout de suite un nouveau verre… Dans un soupir, je ramassai le deuxième et descendis à la cuisine pour le laver. Difficile avec une seule main mais j’y parvins. En écoutant le silence de la maison, une vague d’angoisse m’envahit. Je préférais presque quand Sofia était présente, en train de bosser sur son ordinateur, faire le ménage, parler au téléphone, regarder la télévision ou jouer de la musique. C’était vraiment trop bizarre. D’un côté, j’aimais la solitude, le calme, me passais largement de conversations. Mais depuis que je vivais avec Sofia, j’avais comme ce besoin, parfois, de ressentir sa compagnie. C’était un peu agaçant parce que ça me rendait lunatique. J’en avais parfaitement conscience et j’imaginais que ça ne devait pas être facile pour elle. Au moins, depuis qu’elle m’avait tiré dessus, Meyer ne disait plus rien. Je ne pensais pas qu’il soit parti, il était bien trop tenace. Toutefois, j’aurais la paix pour un petit moment.

[FIN]
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