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Des retrouvailles bien tristes. - Feat Fealine
Utsukushi Neko Sekai
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Des retrouvailles bien tristes. - Feat Fealine

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Isamu Y. Mashioda
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Mer 11 Juil - 8:34
Des retrouvailles bien tristesChaque fois que je porte cette chemise, un truc m'arrive, de mauvais...ou de bon.J'pourrais vous sortir pour commencer comme chaque histoire clichée que j'pensais pas la revoir, mais c'est bien le cas. Il s'était écoulé la masse de temps depuis la dernière fois, plusieurs années ouais. On s'était perdu de vue ma lionne et moi, à cause de ce putain de connard de Henry. J'en avais croisé des enfoirés pas fini ou seulement à la pisse des bois, mais lui. S'il avait pu faire de Fealine sa potiche attitrée et je pèse mes mots, il l'aurait fait. J'avais beau joué la politesse devant cette raclure, dans l'dos j'avais juste envie de lui enfoncer mon 42 dans la raie du uc' point barre. Il se prenait pour le roi du monde avec son fric, ses tableaux et j'en passe. J'en avais facilement plus de la moitié de sa fortune à l'époque et ça n'a jamais cessé de croire. Sauf que moi, je me suis jamais proclamé avoir tout pouvoir et être le roi de Nekai, lui si. Tout ça pour dire qu'on est maintenant, actuellement dans cette même ville. Je m'appelle toujours Isamu, je suis toujours mannequin avec de l'argent, des relations, mais il manque quelqu'un. Je sais que Mégara le voit sans pour autant en parler plus que de ça et qu'elle se doute de pourquoi je suis comme ça. J'dirais pas qu'elle me connaît comme si elle m'avait fait la harfang, mais assez pour reconnaître quand son ex petit ami, pote de toujours et poto mannequin à une fille en mode blues dans l'coeur.

Et cette fille, c'était bien Fealine. J'avais passé assez de temps avec elle, lié assez de choses entre elle et moi pour me sentir mal de son absence. Tout ça à cause de l'autre connard de Henry. Je n'avais jamais su ce qu'il avait pu arriver à cette lionne si putain de magnifique. Je sais que mes mots sont moches, mais c'est clairement un beau souvenir de ma vie et je crois que je donnerais beaucoup pour le revivre encore et encore. À la place, je suis là devant ma glace comme un con à me demander quelle couleur de chemise je vais bien pouvoir me mettre alors qu'en général, j'en ai rien à péter. J'ai mon propre style, mes propres goûts et ce n'est pas l'avis d'un quelconque expert en mode qui me ferait changer d'avis. Même ma propre daronne a jamais pu me dicter véritablement ce que je devais me mettre niveau fringue, c'est pour dire. Enfin pour revenir à tout ce qui va se passer, je finis par mettre ma chemise blanche que je sors par moment. Je sais que j'en ai un paquet de blanches comme celle-là, sauf que non. Aucune ne lui ressemble et me demandez pas pourquoi, sinon je vais vous dire d'aller vous faire mettre. Une fois enfilé, je me dis qu'une paire de bretelles, même si ça va pas avec mon âge, ça va avec mon style alors je fais la même puis au final envoie chier le tour pour une cravate. Hey, je fais ce que je veux t'façon. Le pantalon de costume pareil sans oublier les pompes. Je doute que je vais pécho qui que ce soit même en pétant la classe comme là, mais de toute façon, c'est pas mon intention. Je prends le temps de plaquer mes cheveux en arrière et d'enfiler mes lentilles. Dans le doute qu'il fasse super beau, ça m'évitera de finir aveugle. Je prend aussi mes clopes, mauvais habitudes, je sais bien.

Un vrai petit prince de Bel-Air ou de Bel-Nekai, si tant est que cette ville est été un jour belle. Moi, je vois que les hybrides enfermés dans des cages, contrôlés, chassés ou voir pire. Je sais que même en étant noble, je dois fermer ma gueule, mais ça n'empêche pas de les entuber par-derrière, ces foutus humains, pour la plupart. Il va être temps de sortir de mon manoir. C'est plus vraiment une maison vu que j'ai déjà failli me paumer dans ma propre baraque plus d'une fois. Dire que la moitié des pièces de ce bordel, sont inoccupées et inutiles. La vie de château comme on appelle ça avec Megara avec beaucoup d'ironie. J'envoie chier ma veste en la laissant sur le porte-manteau pour prendre mes clés de moto et décider d'aller faire deux trois courses rapides. Rien de bien ouf, mais de quoi me caler l'estomac avant un éventuel shooting dans l'après-midi comme souvent en fait. Je laisse ressortir mon pendentif en jade qui trône autour de mon cou, contre mon torse avant d'ouvrir la porte du garage, de sortir la moto et de laisser la porte se refermer d'elle-même comme le portail d'ailleurs. Le centre-ville est comme toujours un beau merdier où ça klaxonne dans tous les sens, ça s'insulte par contre pour avancer et connecter deux neurones, y en a un paquet qui ont pas la capacité. Toujours plus facile de forcer le passage et comme je suis aussi un con quand je m'y mets, je fais la même. Je pose mon pied sur la portière d'une voiture avant de lâcher un connard pour repartir en laissant la trace de ma pompe sur la peinture d'une saloperie de berline puis je file à toutes vitesses. Jusque-là, je suis prêt à beaucoup de trucs sauf à cette rencontre. Je gare ma moto, je sors de la petite pochette un sac puis je l'embarque en m'assurant que ma moto n'est pas volable. On ne peut pas dire que j'ai que ça foutre de discuter avec les flics ces derniers temps, vraiment pas. Et pas la tête à ça en plus. Naturellement, je prend une cigarette, l'allume et la porte à ma bouche, saloperie qui tue des gens le pire.

Difficile de ne pas remarquer aux abords de la boulangerie, deux connards en train d'emmerder une fille assise, presque avec des haillons de sa robe blanche. Je la remarque vaguement pourtant, c'est le grognement et cette voix pleine d'injure qui me perturbe. Je pourrais me dire que c'est encore une fille agacée simplement à cause de ces mecs à qui je mettrais bien une droite voir ma pompe dans les boules. Sauf que ça ne s'arrête pas là, cette fois, c'est la voix d'une seule et même personne : Fealine. Je suis pire qu'un putain de manchot, je serais capable de la repérer dans un merdier de personne sans-souci. Je m'approche et ce regard sur moi ne fait que confirmer ce que je pensais. L'un des connards me bouscule. « Hey, casse-toi le gominé, on l'a vu avant toi. » Je lui claque ma main dans la face avant de lui foutre mon genou dans l'estomac. « Le gominé s'il a envie de te latter tes vieilles couilles en public, il va pas se gêner maintenant toi et le sac a merde qui te sers de pote cassez-vous. Si je suis obligé de le redire, je te jure mec que je vais t'enfoncer ton propre bras assez loin pour que tu puisses toi-même te faire des examen intestinaux, connard. » Mon air, mes mots voir les deux ont le don de faire dégager comme convenu ces deux enfoirés et me laisse seul avec elle. Je soupire, car si c'est bien Fealine, il s'est passé assez de trucs pour qu'elle soit à la rue pendant que moi, je vis la belle vie, on va dire. Je glisse ma main dans ses cheveux et contre sa joue et je sens sa main. « Calme-toi ma lionne, calme toi Fealine. C'est moi, le crétin qui t'as sauvé les fesses lors d'une soirée il y a longtemps. Celui avec qui t'as bouffé des crevettes, avec qui tu faisais si souvent la fête, tu sais Isamu. Il ne comprend pas le crétin, comment sa lionne de toujours a quitté le luxe de merde, mais luxe quand même, pour la rue et la tristesse. Ça ne te ressemble pas, mais je devine qu'il s'est passé des trucs pendant que j'étais, disons pas là. » Je soupire, lève la tête et interpelle une des boulangères. « Hey dites, c'est possible de m'apporter deux pains au chocolat ici ? Je sais c'est pas l'hospice, mais j'ai de l'argent et assez pour que le fait de bouger la raie ici vaille le coup, donc faites-le et vous ne le regretterez pas. Et un autographe pour votre fille si ça vous amuse. Putain d'humain...Enfin Fealine, qu'est ce qui s'est passé... Sérieux ? »

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Fealine
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Mer 18 Juil - 23:21

Des retrouvailles bien triste

ft. Isamu Y. Mashioda

T'as pas changé depuis 3 ans ! Toujours aussi direct hein... Enlève ce gel, j'te l'ai dit, t'es mieux sans !

Je me baladais depuis plusieurs heures dans la ville. A vrai dire, j’avais passé la nuit à bouger, histoire de pas me faire chopper par les flics, donc je commençais légèrement à ressentir la fatigue de ses longues heures de marche. Je veux dire, dormir deux heures dans l’herbe du parc ce matin n’avait quasiment pas enlevé le fait que j’avais mal au dos à force de mal dormir. Enfin, je devenais habituée à force, fallait avouer, après plus d’un an, on s’habitue à tout dans la rue. J’avais réussie à planquer la valise contenant des affaires de mon ancienne vie chez une amie que j’avais croisée par hasard dans la rue et il fallait avouer que la harfang m’avais drôlement bien aidée en faisant simplement ça. Je n’avais plus à me soucier de savoir si oui ou non on allait me piquer mes affaires quand je m’endormirais. Bref, je me baladais comme à mon habitude, me dirigeant vers une boulangerie particulière, après une nuit aussi mouvementée, j’allais dépenser le peu d’argent que j’avais chipé dans un bon truc, pour une fois. D’habitude j’achetais des trucs facile à transporter et qui se garde longtemps. Mais j’avais envie de me faire plaisir et de manger un bon sandwich, avec de la viande… Chose que je n’avais pas mangé depuis quoi, au moins trois mois ? Et pour un hybride carnivore comme moi, je devais avouer que c’était dur putain ! Priver une lionne de viande et lui faire bouffer que de la verdure c’était de la cruauté sur animal, je vous le dit moi ! Je soupirais en tournant dans la rue de la boulangerie avant de me tendre en voyant que deux mecs  avaient leur regard posé sur moi, d’une façon qui ne me plaisait pas vraiment. Mais j’avais trop la dalle pour ne pas aller voir Marie, la vieille boulangère sympathique qui connaissait vaguement mon histoire et qui m’aidait parfois en me donnant le pain qu’elle était censé jeter pour invendu de la journée. Elle était vraiment cool, Marie.

Enfin bref, je continuais mon chemin, ignorant totalement les messes basses faites par les deux abrutis, arrivant devant la boulangerie je soupirais de nouveau. On avait beau dire ce qu’on voulait, les humains pouvaient être parfois très cons. J’entrais timidement dans la boutique, profitant du fait qu’elle était vide. Ca évitais d’attirer l’attention, une hybride qu’on savait à la rue rien qu’en la regardant, qui rentrais dans une boulangerie, ça pouvait attirer des soupçons infondés. Je souriais à la boulangère, qui faisait également vendeuse, elle me rendit mon sourire avec son éternel air peiné quand elle me voyait. Je lui avais rapidement raconté mon histoire, car elle avait insisté pendant des mois pour la savoir, et depuis elle avait toujours cette lueur de douleur quand je venais la voir. Comme si elle s’imaginait à ma place. C’est vrai que passer du luxe à la misère c’était dur mais on s’habitue vite. De toute façon c’était sois je m’habituais, sois je crevais comme une merde dans la rue donc le choix était vite fait. Comme je disais souvent à certains potes de la rue, je ne vivais pas, je survivais comme je pouvais. Marie savais très bien pourquoi je venais alors elle se mit à préparer ma commande, lorsqu’un autre client entrais dans le magasin. Et rien qu’à voir sa tête, ma simple présence le gênait. Je fis donc signe a Marie que j’allais dehors, attendant que l’homme parte pour revenir chercher mon repas, en laissant l’argent sur le comptoir. Je sortis donc, m’asseyant sur un banc près de la boulangerie en soupirant. J’en profitais pour démêler ma queue, quand les deux abrutis arrivèrent, tout sourire, me proposant de leur donner du bon temps en échange de l’argent, avec un argument infaillible à leurs yeux : j’étais pauvre, les pauvres aiment l’argent non ? Je les envois bouler comme je sais le faire, mais devant leur insistance, je grogne un bon coup, ce qui semble attirer l’attention d’un autre mec, qui met un bonne claque bien résonnante dans la tronche d’un des gars, avant de les faire déguerpir à base de paroles menaçantes et de venir vers moi, main tendue. Sur le coup, mon premier réflexe c’est de commencer à lui dire qu’il peut aller se faire foutre pour me toucher, que je le devais rien parce que j’aurais pu le faire moi-même.

Mais je tilt sur la façon dont il m’appelle, et je daigne alors lever le regard sur lui. Bizarre, ces cheveux verts me rappelle quelqu’un…. Je le regarde plus attentivement et j’écarquille les yeux quand je réalise qui j’ai devant moi. Mais… Qu’est-ce qu’il fou ici ? C’est totalement pas le genre de quartier qu’on avait l’habitude de parcourir, avant, pourtant… Encore étonnée, je me contentais de le regarder, posant ma main sur la sienne lorsqu’elle s’arrête sur ma joue, le détaillant. Il avait pas changé depuis la dernière fois qu’on c’était vue… Hm, peut-être plus de gel qu’avant, moi qui préférais jouer avec ses cheveux, je devais afficher une moue déçue. Mais j’affichais vite un sourire en coin lorsqu’il parlait à la vendeuse de Marie, une femme très superficielle, qui avait tout de suite reconnue le célèbre mannequin aux cheveux vert, qui ne semblait pas s’offusquer de la façon dont on venait de lui parler et qui allais tout de suite chercher ce qu’on lui avait demandé. S’il avait parlé comme ça à Marie, elle serait venue lui tirer les oreilles ! Je me levais de mon banc, fixant Isamu un moment avant de venir me blottir contre lui, passant mes mains dans son dos et cachant mon visage contre son torse, sans me soucier de savoir s’il y avait des gens qui nous observaient. Après tout, un riche hybride qui se fait câliner par une hybride des rues, ça pouvait donner des potins dans les magazines. Mais pour le moment, je profitais juste de sa présence, de la chaleur de son corps qui n’avais pas changé, contre le miens qui avait surement maigri comme une glace fondais au soleil. Déjà que je n’étais pas bien grosse, aujourd’hui je ne devais avoir que la peau sur les os. Au bout de quelques minutes, je reculais ma tête sans décoller mon corps du sien, affichant un énorme sourire à celui qui avait des cheveux de la couleur digne d’un Rayquaza.

-Salut Isa… T’as pas changé hein, toujours aussi aimable ! Et t’as toujours tes cheveux verts… Avec plus de gel qu’avant ! Ils vont finir tout raide à force, tu sais. T’es vraiment mieux sans, en plus… Je peux pas jouer avec là !

J’arrêtais de parler lorsque la vendeuse arrivait avec deux sacs, me donnant le mien sans un regard avant de donner l’autre à Isamu, clignant des yeux comme si elle avait une poussière dans l’œil. Je soupirais en retournant sur mon banc, posant mon coude sur mes genoux et mon menton dans ma main. Faut dire que des meufs comme ça, déjà qu’avant ont en croisais beaucoup, mais depuis 3 ans, j’imaginais que leur nombre avait augmenté. Tout comme le nombre de conquête d’Isa, j’imaginais… Je secouais la tête, après tout c’était pas mon problème. J’attendais patiemment que la ‘demoiselle’ reparte, avec son autographe ou non, j’m’en battais la queue. Et je tapotais la place à côté de moi en souriant doucement à mon hérisson vert.

-Pour répondre à ta question, bah… Henry a juste été trop loin, je lui ai fait comprendre avec une bonne baffe… Et comme ça lui a pas plu, il m’a foutue à la rue avec un coup de pied au cul. Et ça fait… Quoi, trois ans, à peu près… Que je dors là où je peut. Enfin voilà quoi ! En tout cas j’ai suivie de loin ton succès, tu as de plus en plus de fan à ce que je vois ! Je suis contente pour toi, tu sais… Même si… Tu m’as beaucoup manqué…

Je regardais ailleurs, un peu gênée, mais toujours aussi franche. On ne se refaisait pas hein. Je remettais en place mes cheveux comme je pouvais, même si je dormais dehors, je trouvais toujours un moyen de paraître présentable, ce qui n’était pas forcément évidant concernant les vêtements. A côté d’Isa je devais paraitre comme Cendrillon avant que sa marraine la bonne fée vienne embellir sa vie. Mais il fut un temps où à deux, on attirais tous les regards juste en entrant dans une pièce.

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Fealine grogne en #ff6600 ! Fiche juste : ici.
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Isamu Y. Mashioda
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Mar 31 Juil - 19:21
Des retrouvailles bien tristesA quoi ça sert du fric, si on a pas son plus beau joyau ?J'pensais qu'elle me repousserait peut-être en se disant que j'avais mis trois ans à ramener mon cul pour la retrouver, alors qu'au final, je n'avais pas arrêté d'la chercher. Avec mon boulot ça avait été une pure merde, mais je n'avais jamais voulu lâcher l'affaire. Je la sens maintenant contre moi, calé au chaud, j'pense, en train de profiter autant que moi de c'moment. Trois putain d'année pendant lesquelles ont avait été privé de se voir, et même si j'comptais pas précipiter les choses, savoir qu'elle était encore là, encore en vie ça me donnait envie de la revoir. De tenter pour de bon cette histoire qu'on a jamais pu avoir à cause d'un connard. J'aurais aimé profiter encore plus du fait qu'on s'enlaçait tous les deux, alors que je m'en battais de ce que raconteraient les magazines sur ma gueule. Ils ne savent pas tout ce que Fealine m'avait apporté sans le savoir depuis qu'on s'était trouvés dans ce gala de merde remplit de bourge. J'me rappelais encore de lui avoir fait manger des crevettes en robe de soirée et moi en costard trois pièces, le con. Le truc, c'est que la boulangère s'était ramené avec notre bouffe et avait tout cassé. Je lui signe son autographe tout en écoutant Fealine avant de voir ma lionne retourner sur son banc, un air pas inconnu sur son visage. Elle est en mode, je me fais des films sur mon serpent en dolby stéréo 3D, là. J'étais pas devin, mais je savais assez de chose sur elle, pour savoir qu'elle avait tendance à penser que n'importe qu'elle fille valait mieux qu'elle. Qu'elle n'était pas assez bien pour moi, alors qu'elle était même trop bien pour moi en vrai. Elle était attachante, passionnée et fidèle. Je le savais, car c'était ce genre de truc qui m'avait rendu fou d'elle, en plus du fait qu'elle était bien foutue, autant pas se mentir là-dessus.

Comme pour lui montrer que j'ai écouté ses paroles, en la rejoignant sur le banc, je fous le bordel dans mes cheveux non sans virer ce putain de gel au passage. Voilà pourquoi j'avais pas mis de gel depuis x temps, parce que Fealine adorait jouer avec mes cheveux et qu'avec cette saloperie, y avait pas moyen. J'ouvre le sachet que nous avait filé la boulangère en fixant mon sandwich. Bon c'était pas du cinq étoiles, mais en même temps, je bouffe jamais cinq étoiles donc rien à foutre. Malgré tout, je referme légèrement le sachet pour tourner mon attention vers Fealine. Je vois bien qu'elle est gênée de m'avouer que je lui avais manqué. Si seulement elle savait combien ça avait été insupportable de devoir vivre sans la voir régulièrement. J'ai souri instinctivement comme j'avais pas fait depuis longtemps avant de glisser volontairement mon bras derrière elle pour l'attirer contre moi, le bras au creux de son dos. «  Ouais, je suis devenu assez connu comme mannequin, mais sans ma fan numéro un, c'est juste de la poudre aux yeux. J'aime mon métier, ce n'est pas la question, mais il avait bien plus d'intérêt quand je savais que toi, tu étais fière de moi. Je me doute que tu l'es toujours, mais pour être franc ma lionne, toi aussi, tu m'as putain de manqué, c'est abusé. Avant que tu le dises, je t'arrête tout de suite, j'ai pas une file de gonzesse chez moi. Bien au contraire, j'ai pas invité qui que ce soit en dehors d'un ou deux potes ou Mégara depuis longtemps chez moi. Il y a bien quelques personnes qui viennent, mais c'est pour affaire, pas pour autre chose. Je suis pas à plaindre dans mon manoir, mais je préférais rire avec toi dans la rue que chialer encore dans ma maison, clairement. Dire que sans ce connard de Henry, on serait encore ensemble. Si je le croises, je crois qu'il l'aurait mon 42 dans la raie d'son cul, ce bâtard. »

Je soupire en fixant le sachet sur mes genoux puis Fealine avant un air désolé sur la tronche, parce que je m'en voulais vraiment. Je viens lui caresser doucement la joue à nouveau avant de lui tourner le visage vers moi. « Je suis désolé d'avoir mis autant de temps à te retrouver et c'est pas faute d'avoir cherché depuis ces fameux trois ans. Il y a des trucs qu'ont changé en bien comme en mal, mais si un truc n'a pas changé, c'est que tu es toujours ma lionne, l'unique et la seule. Je me doute que tu dois te poser dux milles questions depuis tout ce temps et on va profiter là pour y répondre, tout les deux j'dirais ? Comme tu dois te demander si j'ai des nouveaux trucs à te raconter, je vais pas mettre plus de tempos que ça te dire tout. Tu te rappelles que j'ai toujours été disons pour les hybrides, bon bah, je suis devenu plus il y a environ un an. Je peux pas crier ça sur les toits, tu te doutes. » J'approche mon visage de son oreille avant de murmurer. « Je suis devenu un Défenseur en gros. J'agis pour aider les hybrides qui se font enfermer. Bon, j'en ai pas aidé deux cent cinquante, tu te doutes, mais bon, grâce à moi, j'ai déjà sauvé une bonne dizaine de docile et un ou deux rebelles. J'en suis plutôt fier, héhé. » Je recule mon visage en me retenant d'embrasser clairement Fealine sur les lèvres pour venir croquer dans ce fichu pain au chocolat pour réprimer mon envie. Elle est sans doute pas été contre ça, enfin je pense, mais bon, c'est un poil brusque alors qu'on vient à peine de se retrouver. Pendant que j'm'empiffre de ce truc, je repense à ce qu'on avait pu faire ensemble et combien on était magnifique ensemble, surtout elle. Je veux dire plus sérieusement qu'avec Fealine, personne ne nous ratait quand on entrait dans une pièce. Un duo tout ce qu'il y a beau et faisant des envieux. Bon, j'en fais toujours des envieux, mais c'est bien plus pour mon fric, les filles avec qui je fais des shootings et avec qui on me fout des relations qui n'ont jamais existé enfin d'la merde quoi.

Je laisse ma lionne manger, elle en a bien besoin, et même si je ne vais pas lui sortir qu'elle a vachement maigri, au point que ça m'inquiète clairement, elle doit le deviner toute seule. Si je la connais sans doute mieux que personne, c'est réciproque. T'façon la seule à part elle qui sait voir derrière les grimaces et mes paroles, c'est Mégara. Heureusement qu'elles sont amies d'ailleurs, sinon je pense que ça aurait légèrement foutu la merde. Je sais qu'elle a plus d'une fois rendue visite à ma lionne, vu qu'elle m'a donné de ses nouvelles, mais chaque fois, je suis arrivé trop tard. Un sentiment qui n'a cessé de m'emmerder pendant ces trois ans, le fait d'arriver trop tard. Je reprends une bouchée de mon pain au chocolat en soufflant les yeux vers la boutique, un peu pensif. Je sens les cheveux de Fealine sur mon épaule cherchant encore mon contact, que j'accepte sans m'faire attendre. J'repose ma main dans le creux de son dos et je la fixe. Rien ne peut changer sa beauté à cette lionne, vraiment rien. Elle a beau avoir des fringues abîmés, les cheveux en bataille, l'air fatiguée, je ne peux pas la trouver autrement que magnifique, comme toujours. On va me dire que je suis amoureux ça fausse tout, mais même sans ça, cette fille est sublime, y a pas à chier. Au point que je souris encore comme un con puis je me décide à embrasser sa joue un poil près des lèvres. Quel abruti putain ! C'est clairement pas l'moment de faire de la merde. On dirait un foutu dalleux, mec reprends toi et arrête de faire d'la merde. « Désolé... Je me suis dit que ça te ferais plaisir, mais je fais un peu du brin, là. J'arrive comme une fleur après trois ans sans que tu me vois et je trouve le moyen de faire n'imp. Tu m'en veux pour cette absence ? Je sais même pas si Mégara t'as dit que je te cherche depuis le moment où on se voyait plus du tout, parce que j'étais grave inquiet. Et s'il te plaît, n'ai pas honte, je donne volontiers mon boulot et ma baraque si ça me permet de pouvoir te revoir comme avant. Non pas que je m'en branle du mannequinât, c'est ma vie, mais le point central de ma vie, je lui parle là. Je fais toujours des déclarations totalement pétées, au moins ça change pas ça. » Je riais comme un con devant elle, même si elle devait bien voir que je me sentais con, mais con pour elle.

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Fealine
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Dim 12 Aoû - 1:15

Des retrouvailles bien triste

ft. Isamu Y. Mashioda

Ce... C'était quoi ce bisou dérapage?! Isa, ça veux dire quoi ça! Me fait pas déjà rêver des choses, j'suis trop dans la merde pour te mériter...

Regardant la vendeuse partir, l’air satisfait de son autographe, je soupirais. En plusieurs années, elle ne m’avait jamais souri ou dit bonjour, mais maintenant qu’elle savait que je connaissais Isa, elle allait surement changée d’attitude. Je détestais ça d’avance. Sortant mon sandwich du sac en papier, je le regardais en souriant : Marie avais mis plus de jambon dans celui-là que dans ceux qu’elle vendait habituellement dans la boulangerie. Cette femme était un ange pour les gens comme moi, vraiment. Je reportais mon attention sur mon Sonic vert lorsqu’il prit la parole, lui faisant un sourire en coin. J’avais vu son ascension, le voyant gagner en popularité au fur et à mesure que les pubs avec lui en tant que mannequin qui se faisait plus nombreuses. Dire que j’avais été fière était un euphémisme. J’étais vraiment heureuse de le voir réussir, le savoir en sécurité financièrement et avec un logement stable. Même si je savais que du coup, le fossé entre nous se creusais de plus en plus, je m’en fichais, lui au moins ne serais jamais dans la même galère que moi actuellement. Mégara m’a plusieurs fois offert d’habiter chez elle, mais je voyais mal profiter de sa générosité, encore plus maintenant que Robyninounet était dans sa vie. Ce type pouvait être un vrai con, mais j’arrivais toujours à lui arracher un sourire avec une connerie ou une remarque dérisoire bien placée. Je l’avais rencontrée un jour où Meg m’avais cherchée pour m’offrir des pommes, et vue la tronche du mec, il avait pas été ravis de l’accompagner partout dans la ville, surtout que Meg avait due vouloir faire une ou deux boutiques en passant ! Enfin, tant qu’ils étaient heureux ensemble, moi j’allais pas griffer Robertinet. Posant ma nourriture du jour sur mes genoux, je levais la main pour commencer à jouer avec les cheveux d’Isa, les entortillant autour de mes doigts comme j’avais l’habitude de le faire avant… Tout ça.

-Oh tu sais Isa, j’ai vu ton ascension, j’étais vraiment contente que tu aille bien. Enfin, je supposais, je ne savais pas vraiment comment tu allais, mais je me doutais que plus ta popularité montait, plus tu aurais de l’influence dans le monde de la mode. Et puis, Meg m’a parfois parler de toi, donc je savais que tu t’en sortais très bien. Alors… Je m’en faisais pas trop pour toi… Oh Isa, t’as pas besoin de te justifier de quoi que ce soit, tu sais ! Tu fais ce que tu veux de ta vie… Après tout… On… On était amis, rien de plus. D’ailleurs, j’espère qu’on le sera encore, quand j’me serais sorti de tout ce bazar… Roh Isa, voyons, un homme de ton ampleur, parler aussi grossièrement !

Je riais doucement, lui donnant un léger coup d’épaule, sachant très bien qu’il saurait que je rigolais, car je lui faisais des petites remarques de ce genre déjà avant. Rien que pour le faire chier, car il savait qu’au fond, je me fichais pas mal de sa façon de parler, car je connaissais bien le Isamu qu’il cachait avec ce langage vulgaire. Et puis, il parait qu’Henry a pris des vacances à Haïti sans date précise de retour depuis un bon moment. Quoi, comment ça je le surveille ? Bah ouais, il me reste des affaires chez lui, et il est bien trop radin pour les avoirs jetés. Et puis des robes faites sur mesures, ça ne se revendait pas si facilement ! J’avais essayé… Sans succès. Je me surprends à ronronner tout bas lorsque sa main revient se perdre sur ma joue, faisant rougir doucement mes joues. S’il me demandait, je dirais que j’avais trop chaud ! Ou trop froid… Bon, il y croira pas mais ça valais mieux que de dire la vérité ! J’écarquillais les yeux en réactions à ses paroles, je ne savais pas vraiment qu’il m’avait cherchée. Enfin, Mégara m’avais dit qu’il passait souvent à l’endroit où elle m’avait croisé mais je bougeais souvent, pour éviter de me faire attraper ou tout simplement pour ne pas geler sur place en hiver. Je suis sûre que parfois on se loupait de peu, peut-être une heure ou deux… C’était dommage, mais on y pouvait rien. Je hausse un sourcil à sa révélation, lui, un défenseur ? Je savais qu’il avait la cause hybride a cœur, déjà à l’époque, mais de là à sauter le pas et mettre de l’argent à disposition des personnes pouvant aider les hybrides dans le besoin… Hm, au final ça lui ressemblais pas mal ! Je lui faisais un sourire en coin avant de jouer des sourcils.

-Oh, monsieur tiens tête aux humains, c’est étonnant. Tu joues les rebelles mon serpent ? Depuis quand ? Hey du coup t’as vue des rebelles, des vrais ? Et puis du coup, si t’as des questions tu peux me les poser tu sais. Après tout j’ai jamais eu aucun secret pour toi.

Je lui souriais doucement avant de me mettre à manger en même temps que lui, poussant un petit grognement de plaisir en mâchant le jambon. De la viande, enfin ! Ca faisait vraiment du bien, un vrai régal ! En plus avec le fromage, alala mon ventre allait exploser. Et dire qu’avant il m’en fallait au moins deux pour me satisfaire, maintenant rien que quelques bouchée suffisais pour la moitié de la journée. Si vous voulez perdre quelques kilos, vivre dans la rue c’était drôlement efficace. Arrivée à la moitié, je soupirais en rangeant le sandwich dans son sac, le gardant pour plus tard, surement dans la nuit quand j’aurais faim. Je posais doucement ma tête sur l’épaule de mon compagnon de banc, souriant intérieurement. Je devais avouer que ça m’avais manquée de passer du temps avec lui, comme ça. Je remettais comme je pouvais mes cheveux, avant de me stopper : Isamu venais de m’embrasser la joue, plus près de mes lèvres que d’habitude. Je le regardais, ébahie et surprise, les joues surement échauffée de son audace. Bafouillant pour répondre à ses paroles pendant quelques secondes. Je rigolais doucement, un peu gênée.

-Ne… Ne t’excuse pas voyons ! Ce… C’était juste un bisou sur la joue qui a déraper, c’est pas la mort ! Heum… Non, Meg m’a pas vraiment dit que tu me cherchais. Juste que parfois tu venais à l’endroit où elle m’avais vue, mais comme je bouge souvent, on devait ce louper… C’est pas ta faute, alors je peux pas t’en vouloir tu sais. J’aurais pu venir te voir, mais tu connais mon côté lionne fière, et puis ça ferais tâche qu’un noble héberge une ancienne hybride de riche hein ? Je voulais pas t’attirer d’ennuis, ni à Meg. Elle m’a proposée pleins de fois de venir chez elle tu sais, mais… Je voulais pas profiter. Enfin voilà…. Dit, on irait pas ailleurs pour bavarder ? Je voudrais pas que des paparazzis te harcèlent. Et puis tu pourras me raconter tout ce qui c’est passer depuis tout ce temps !

Je lui faisais un doux sourire avant de me lever, époussetant ma robe où quelques tout petits trou, à peine visible commençaient à faire leur apparition. Rien de bien grave pour le moment, mais il faudrait que je la répare avant l’arrivée de l’hiver. Je secouais ma crinière argentée en remuant la queue, m’étirant ensuite en soupirant d’aise. Une ballade avec Isa, comme avant… Depuis combien de temps j’ai rêvée de ça ?! Je regardais derrière nous, voyant les deux abrutis de tout à l’heure revenir avec un ami à eux. Je soupirais doucement avant d’attraper la main d’Isamu et de le tirer doucement ailleurs, entrelaçant par reflexe mes doigts aux siens, sans vraiment y faire attention. Je râlais doucement de l’imbécilité de certains hommes, me demandant si y’avais quelqu’un d’assez intelligent pour comprendre que c’était pas comme ça qu’on draguais une femme.


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Rp's en cours : 2/2.  
Fealine grogne en #ff6600 ! Fiche juste : ici.
Fealine's song : Versace ~

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